SCÈNE IV
VICTOR
Un éloge est ch3riii.Tnl;
Il enivre un auleur qui l'obtient juslcnieni;
Son talent s'en accroît , tout lui semble possible.
La critique d'un sot est encor plus sensible!
Eli quoi ! mon dénoAmcnl qu'on a trouvé si bon...
Il a tort... très-grand tort... Dieu! s'il avait raison... J'ai plaint cent fois Damis dans la Métromanie;
Mais, au fond d'un château quand son mauvais génie L'abandonne à l'Iiorrcur d’un noir pressentiment,
^ Il est seul, nul fâcheux n'irrite son tourment,
Il n’a dans scs terreurs d’ennemi que lui-mémc;
Si son malheur est grand , ma misère est extrême, i Horrible, insupportable : accablé d'embarras. Pressant l'un, suulllant l'autre, arrête par le bras. Pour qu'un indifférent me flatte ou me censure ,
Je vois tous les regards poursuivre ma ligure.
I Comment cacher mon trouble? où fuir les curieux?
I Eb bien! regarder-moi , traîtres, de tous vos yeux...
Un pauvre auteur qui tombe est-il une merveille?
I Qu’entends-je? un bruit sinistre a frappé mon oreille.
LES COMÉDIENS. — ACTE V
Non... ma l^'le se perd.. O toi, que ton destin Pousse pour ton malheur dans ce fatal clirmin.
Qui crois le Toir semé de lauriers et de roses, Viens, contemple mon sort , et poursuis si tu l'oses.