‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 18 sur 669 · LA VIE DE JEANNE D’ARC · texte numérisé non relu

LA VIE DE JEANNE D’ARC

Quand un noir tourbillon élancé des montagnes Disperse en tournoyant ces bataillons ailés Et fait pleuvoir sur nos campagnes Leurs cadavres amoncelés.

Aux yeux d’un ennemi superbe Le lis a repris scs couleurs;

Ses longs rameaux courbés sous l'herbe Se relèvent couverts de fleurs.

Jeanne au front de son maître a posé la couronne. A l'attrait des plaisirs qui retiennent ses |tas La noble fille l'abandonne :

Délices de la cour , vous n'cncbaincrcz pas

I L’ardeur d'une vertu si pure ;

I Des armes, voilà sa parure,

Et ses plaisirs sont les combats.

Ainsi tout praspérait à son jeune courage Dieu conduisit deux ans ce merveilleux ouvrage ;

Il se plut à récompenser Pour la France et ses rois son amour idolâtre. Deux ans il la soutint sur ce brillant théâtre,

I Pour apprendre aux Anglais, qu'il voulait abaisser, Que la France jamais ne périt tout entière.

Que son dernier vengeur fdt-il dans la poussière , Les femmes , au besoin , pourraient les en cliasscr.

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