‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 180 sur 669 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

MCTÜR, LUCILE, ESTELLE , FLOlUDORl BELROSE.

BELROSE , a'approcfaaDt «J'EatclIe U'tin air EOfucaarU.

Crélail un bon parti; mais à défaut d’an lord , l'n garçon Irès-bonncte et que j'esiimc fort...

ESTELLE

Vous en dites du bien , à coup sûr c'est vous-méme.

BELROSE.

Si je me proposais...

ESTELLE

Mon uiaILcur est extrême ;

.Mais il faudrait, je |>ensc, être en horreur aux dieux, Pour choisir aussi mal , ou ne pas trouver mieux. Vous, messieurs, i>ourBordeau.\chcrchczune soubrette!

I VIGTOU , LUCILE, FLORIDORE, BELROSE,

I GILVNVILLE , BERNARD.

' BERNARD , A Victor.

Ab! que je vous embrasse!

Est-il quelque chagrin qu'un si beau jour n'effacc?

^ La poésie , oui-dà, n'est pas un vil métier,

^ C'est un art, mais un art qu'on ne peut trop payer.

, GRANVILLE, A Victor, en lui montrant «es maina.

Ilcm! vous ai-je servi d'une ardeur sans égale? Quand pour le soutenir j'ameutais la cabale,

I Je prêtais à l'ouvrage un secours sujiornu :

Que voulez-vous, mon cher, je ne l'avais pas lu. j BERNARD , mcUatit la main de LucUc dau» celle de Victor.

Elle est à toi.

LES COMÉDIENS. — ACTE V

LICILE.

Victor !

viciua.

Tant (le lionticar m'oppresse..

casaviLLE.

Et moi , qui veux ma part dans la commune ivresse , De deux cent mille francs je dote les époux.

\ tCTOB, lYCC «lif QiUÎ.

Monsieur 1

Il a ce droit.

LtClLEaiGratlTinc.

Qui rciucrdrons-nous ?

GBA!< VILLE.

Demandez h Belrose.

BELEOSB.

Un auteur, un confrère.

GEATOILLE.

Non pas, non; Floridore est instruit du contraire.

noElDOEE, 8'lDcliaant.

Monsieur est inspecteur.

GEArrVlLLE.

Non; consultez Bernard;

11 vous dira...

BELE08E, eiooné.

Qui diable cs-lu donc par hasard?

GBAVMLLE.

Je suis, puisque personne ici ne le devine ,

Ce qu*il faut que je sois pour doter ma cousine ,

El lembrasser.

LCCILE, A Bernard.

Commenl?

BEB5ABD.

Ne l‘ai-jc pas p.irh‘...

LCrJLB, vivement,

Ah! d*un mauvais sujet qui s'etait exilé...

GBAXMLLE.

A LucUe. A Vklor.

O'esl moi... Je l'ai prédit, cher nourrisson du Pindc

Quelque succession de l'Afriijiie ou de l'Inde ;

Lui prdienlant un porlereaUle.

Je te l'apporte, tiens...

! VICTOB , le réfutant.

Eh! de grâce, un inoincnt.

BEBÜAKO.

Prenez, vous saurez tout, j'ai vu le lestameiii.

U se fera prier pour être légataire!

BELBOSE.

i Mc voilà, moi, voyons; je me laisserai faire.

Bernard prend le porUrfcuille.

FLOBlbOBE, avecdeplL

1 Que n'ai-je su plus lél!...

GBAXVILLB.

] Veuillez me pardonner ;

Tout n’csl que fiction, hormis le déjeuner.

Pour réparer mes torts, j'entends qu'il soit splendide, Qu'à trois actes pompeux rallégrcssc y préside ,

I Qu'on y verse à grands (lots et Cliaiiquignc et .Mé-dot, ! Et que madame Estelle y trinque avec Pembroek.

A Victor.

Toi, retiens bien cecî : le talent d'un poêle : Avorte dans le monde et croit dans la retraite.

! Que d'oisifs du bon ton, ardents â l'inviter.

De frivoles dcvoii's vicndrunl t'inquiéter!

I Ne va pas , amoureux d’un brillant esclavage, j Jouer d'houiiuc amusant le triste personnage,

I Te travailler sans fruit à saisir l'â-propos ,

I Et consumer ta verve en stériles bons mots.

: Crains les salons bruyants, c'est l'écueil â ton âge ; .Nous avons Uop d’auteurs qui n'ont faiiqu'un ouvrage. Poursuis, soutiens riionncur de tes premiers essais; Qu'en mer, sous l'équateur, j'apprenne tes succès, Et qu'un jour, comme moi, courant la terre et Tonde, I>a gloire de ton nom fasse le tour du inonde.

I BELEOSE , rooDlraiU VJelor.

Bornons-nous à l'Europe, et, s'il en fait le tour.

Que dans un bon fauteuil il dorme â son retour !

EXAMEN CRITIQUE

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