‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 193 sur 669 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

AktB.iR.

Il porte lin nom qiiclTmlostan révère, . I.e destin des combats ne lui fut point sévère.

Il est brave, puissant...

ItlABORC.

Mais enfin, cet époiiv.

Ce vainqueur, ce licrof. quel est-il donc?

AktBA».

Qii entends-je !

IDAVOBE.

C'est vous.

AKÊBAK.

Le voilà cet ennemi terrible... «

IDASORB.

Ail ! croyez... J'ignorais... O ciel ! est-il possible? | Qui, moi? ;

akAbar.

De cet espoir je flattais mes douleurs,

El ce jour. In premier de la saison des fleurs,

C^jour, que nous comptons parmi nos jours propices, ; Eût éclairé vos nœuds formés sous scs auspices.

IDAIORE. I

Mon père! rÉtcrnel me parle par la voix ; !

Il l'inspire, il me nomme, il a dicté ton cJioix.

J'acccplc scs bienfàils, j’adore les oracles, l n seul mot de ta bouche enfante des miracles;

Oui , mon orgueil vaincu s'humilie à tes pieds. '

Que par mon repentir mes torts soient expiées. !

J’avais vu Néala, j’aimais sans espérance ; I

J'ai maudit tes autels , vos lois , ma dépendance , Toi-même, toi, own père ;... et lu eorobics mes vœux ! | Ifun amour téméraire cxeusc les aveux;

Pardounc à mes fureurs. J’abjure, je déleste Ile ce cœur révolté Té'garemciU futiesle;

Mais du moins à la liaiiic il fut toujours feriiu- :

Mon crime, ali! mon seul crime est d’avoir tiop aiméî *

AKfcBAR.

Ne vous condamnez point; peut-être ma sagesse . Lénait par scs leçons votre ardente jeunesse. j

Je puis à votre oreille épargner mes avis... i

IDAXORE. I

Non, parlez, commandez; ils seront tous suivis. I l*rcnez sur ma raison un souverain empire.- *|

Eh! ne vous dois-je pas le seul bicnoù j’a^iire? ' N’éala, mon amante... ah! daignez l'appeler. I

Ne puis-je la revoir ? vais-je enfin lui parler? j

Quel lieu doit nous unir? quelle heure furUinée j

' erra bénir jiar vous un si cher byménéo ?

AKÉBAR. i

Eh bien, que de nos lois ta sainte austérité 1

Fléchisse pour vous seul devant ma volonu !

bois religieux, dont un antique usage Aux pompes de l’Iiymen consacre le feuillage.

Vers la quatrième heure entendront vos serments; Qu’ils soient de vos aveux les premiers confident.*^. Attendez votre épouse aux lieux où je vous laisse. Adieu, mon fils.

Il prenante M main A Idamorr.qtii B'Inclinc pour la baiser- A pari.

Siiiicrbe, enfin Ion front s’aliaisse.

Page 1