‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 201 sur 669 · I XE PRÊTRESSE · texte numérisé non relu

I XE PRÊTRESSE

Quel noir penser vous inquiète?

.Ma sœur, ce vase échappe à vos bras languissants...

I LXB ATTRE.

I Au bruit de nos concerts votre imuclie muette S’efforce, mais en vain, de mêler ses accents.

I XE ACTRB

Je songe à Néala ; d’une pitié nouvelle l (!) For^ter.

LB PAIUA. — ACTE II

2âl)

Son iourcnir viont attrister mes sens.

Quel trouble sVst empai^ d’elle?

cnoEra.

Confiante amitié, que ton charme vainqueur Prèle une voix h ses |H.'ines seci*»Mes,

Et que (a paix qui K‘{;ne en ces retraites. Confiante amitié, rentre enfin dans son etriir !

tîSE PRÊTRESSE.

Quand un lis viri;1nal penche et se décolore,

Par un ciel brûlant desséché ,

Sous l’urne qui l’arrose il peut renaitre encore; Mais quand un ver roni*eur dans son sein est caché. Quel remède essayer contre un mal qu’on Ignore?

CHOECR.

Confiante amitié, que ton cltarmc vainqueur Prèle une voix à ses peine.s secrèt*‘s.

Et que la paix qui règne en ces retraites. Confiante amitié, rentre enfin dan.s son cœur '

I XE rRÊTBP.SSE.

I Mais que vois-je? Mirsa par sa teiwli-e élnquenre, Zaïde par ses soins (oiicliants,

I Sans doute ont do ses maux calmé la violence.

I Chères sœurs, sus|icnduiis nos chants - ! Rcs|>eclon8 ses chagrins; elle approche , silence î

I CIIOEIR.

I Chèr<*8 sœurs, suspendons nos chants ;

! Respectons scs chagrins; elleapproi’he, silence!

VCTE TROISIEME.

scKsi: l'iiLMiÉmi.

NÉALA, /AIDE, MIIIZA; i.c Cmun

KÈALA,aux prélrcuei.

Zaîde, ei loi, Mirza, vous, qu'un va;u solennel Réunit dès l'cnfaiice uulour du même aulcl , Longtemps pur les plaisirs permis dans ces demeures Notre tendre amiiié remplit le cours des heures;

Ces arbres l'ont vu naître, et, témoins de nos jeux,

Ln croissant chaque jour l’ont vu croître avec eux. La fête quon prépare en va rompre les channes ,

Et vous vous étonnez de voir couler mes larmes !

ZiVlOE.

Aimable et cher objet de nos soins assidus ,

Tes soupirs sont compris et te sont bien rendus ;

Et, si ce prompt départ te semble un coup si rude, Que de fois, en songeant û notre solitude,

Que de fois de nos mains les festons cl les fleurs, Rré|«rés pour tou front, lomlHînt mouillés de pleurs! mitz.v.

Notre jeune compagne à nous quitter s’apprête;

Mais l’avenir pour elle est un long jour de féle. L’hjmeii n'a point de gloire ou de riants a[»pas,

Dont il ne prenne soin d'environner scs pas. [plaindre? On l'aime, clic est lieurense , csl-cc à nous de nous riÉALA.

Ilélas!

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