‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 203 sur 669 · I MIRZA · texte numérisé non relu

I MIRZA

Serait-ce une secrète haine i Qui de Ion jeune époux te fait craindre la chaîne?

XÊALA.

! Ah ! je ne le hais pas! je m’eng-age aujourd’hui i A vivre, et, s'il le faut, à souffrir avec lui.

Quescs maux soient les miens, et que riiyinen nous lie Pour toujours, pour le temps et l’éternelle vie.

ZAIOE.

Cesse donc , Néala, de voir avec elTroi L’existence nouvelle ouverte devant toi.

Va, nos divinités le défendront sans cesse :

Elles n’oublieront pas que tu fus leur prêtresse;

Qu’à les devoirs par loi nuis objets préférés N’ont distrait les esprits sous ces bosquets sacrés; Qu’on n’ciUpasvu ta bouche approchcrd’unccaupurc. Sans que (a piété rafraîchît leur verdure,

Et que ta main jamais, dans son respect pour eux , Ne leur fit un larcin pour parer les cheveux.

Ce monde séüiiisaiil , qui cause tes alarmes.

Sans dangerpour ton cœur, aura pour lui des charmes. Quel bien à ses plaisirs sc pourrait comparer Piiisqii'à la vertu même on peut les préférer?

XtAI.A.

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