SCÈNE V
lüAMOUE.
II fuit!
Où suis-je? qii ai-je fait? quel espoir le séduit? ^kimmeiit m'a-i-il surpris ce serment que j'abjure?... Mais je suis parricide aussitôt que parjure.
Quoi î n'accorder qu'une bcurcà mon couir combattu ! yioiporte, il faut la voir... £h! que lui diras- lu? Plusd'bymcn, je vonsfiiis, loin devouson fiiVnlralnc; .\dicu !... Non, je n'ai point celle force inbumaine. Non, je cours de Zarès embrasser les genoux...
Alvar, que me veux-lu ?
, Néala par mes pleurs SC laissera tom ber;
I Son éj>oux à scs (>as la verra s'aiiaclier.
Obscur ou fastueux, qirimporlc notre asile? j Ah! le premier des biens est un amour tranquille;
C'est là de tous nos vœux Tuiiiquc et digne objet .
1 ï>c reste, Néala, ne vaut pas on regret.
I Arai...
I ALV4R.
I Ou’exigez-vous?
I IDAXORE.
i Co vieillard , il me quitte ;
: J'ignore où le conduit le trouble qui l'agite.
Peut-être de tes soins j'emprunte un vain secours; Mais, si je tarde, il meurt. Tu ralleiiidras, va, cours. II m'esl si cher! l)is-lui que son fils... qu'ldatiiorc... Que d’un devoir sacré la loi m’arrête encore ;
I Qu'il attende la nuit , qu'a ses pieds je reviens.
I Ab! cours, vole; il y va de ses jours cl des miens.
SCÈiNK VI.
IDAMORE, ALV.VR.
ALVAl.
Venez, illustre époux :
Instruit d'une amitié que vos bienfaits publient ; Akcbar rend hommage aux cbaines qui nous lient; Avant les doux moments par son choix destinés A consacrer ici des nœuds plus fortunés,
Il s'est remis sur moi du soin de vous apprendre Qu'au peuple impatient il veut montrer son gendre. Les clicmins parfumés de lauriers sont couverts; | L'encens fume; le ciel reieiilil de concerts; 1
Sur les trépieds ardents riiiiile à grands Ilots ruisselle; | 1/Cs muieaux dans les mains le peuple vous appelle; 1 Le nos rites chrétiens riniposant ap|>arc'il I
Seul étale aux regards un s{>eclacle p.arci)... |
Mais quel remords secret contre vos vœux conspire? | IDAVOBE. Â part. I
Je la |)crds si je fuis, si je reste il expire. !
ALVAR
.Néala vous attend. !
Venez.
ID.VXÜHE.
Allons, je suis les pa.s.
ALVAR
IIAXORE.
Non , rcl hymen ne s’aebèvera jws.
Que dis-je? il doit combler on finir mon supplice ; |
El, quel qu'on soit le sort, il faut qu’il s’accompli.sse. j