‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 216 sur 669 · ACTE Ql ATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE Ql ATRIEME

IimiüRE, ALVAR. Gilriueus.

lOAlORE.

JEJi bieo ! nraccorüc-l-il In gi ûcc que j'imploro ?

ALVAR

J’ai couru du cdtë que regarde l’aurore ;

J'ai repris au coucbaiu les plus élroits sentiers ,

Et, suivant dans son cours la source des palmiers Jusque sous les rocliers où se cache son onde ,

J'ai des plus noirs détours percé la nuit profonde. Mais leur obscurité n’oITrc de toutes parts Que des abris trop sôrs qui trunipaicnt mes regards. Lui>méiuc, que troublait ma recherche inquiète,. Eût craint par un soupir de trahir sa retraite.

Ou , d'un soin curieux vers le |>euple poussé ,

Dans la foule en secret s’éiaii déjà glissé.

IDVMORE.

Il se croira tralii ; son attente déçue

De ces apprêts cruels ne peut prévoir l’issuo.

Dieux! s’il allait d'un mot renverser mon dessein , Aux pointes de leurs dards s’il présentait son sein! ALVAH.

Ah! gardez qu’on entende, ou que votre visage M'explique vos discours |»ar son muet langage.

IDAXORE.

Deui-élre tes soupçons à tort m'ont alarmé;

Zarès dans son asile est encore enrenué.

Tu l’as dit : il craignait d’aftionlcr la présence;

A la voix de son fils il rompra le silence.

Je cours l'instruire, ami...

ALVAR

Que voulez-vou.s tenter?

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