I.'élilc des guerriers ne vous doit plus quitter
El du litre d'époux le poinjwux privilège De leur foule à vos pas enchaîne le cortège.
lOASORE.
Gloire importune, .Vlvar, honneur infortuné.
Qui fait d’un clicf du peuple un caplifcouronné!
Je maudis , mais trop lard , ma noble servitude. lh.*mcurons... je succombe à mon inquiétude.
Je liàie de mes vœux et voudrais différer L'instant que mon amour doit craindre cl désirer. Voilà donc rtinion où j'attachais ma vie.
Que mes ardents soupirs ont longtemps poursuivie! Je courais la former, je me croyais heureux ;
Le plus beau de mes jours en est le plus afl'reux.
ALVAR
En vain sur d’autres bords j'ai cru fuir ma sentence '
! Entre nous l'Océan mit en vain sa distance;
Le courroux du Hcigiicur, pour un temps suspendu , Jusque sur mon ami s’csl enfin répandu.
\ Malheur à moi I
IDAXOEE.
Cruel, votre injustice ajoute A l'horreur de mon sort le remords qu'il vous coûte. I>aissez-moi des chagrins que j'ai seul mériié.s. Combien de droits jaloux , que d'orgueils révoltés ‘ Se vengent tôt ou tard sur celui qui s'élance ; Hors du rang où le ciel a caché sa naissance.
I Au faite des grandeurs pour tomber parvenu ,
I S’il trompe il doit trembler, périr s’il est connu.
I Remplissons mon destin. Mais Zarès! ô justice!
De l'eiTCur que j'expie il n’était pas complice.
I On vient ; c’est iNéala. Ce bandeau nuptial M'csi-il, pour tant d'attraits, qu'un ornement fatal?
I SCÈNE II
IDAMORR, NÉAI.A, ALVAR, GtEnBiERs,
pRf.TRF.SSES.
rEala.
; Pourquoi me déguiser vos nouvelles alarmes!
. Ces iiommagcs publics , ces emblèmes, ces armes .
Des festons susiiendus les riantes couleurs,
! Imporiiinaieni vos yeux où j'ai surpris des pleurs.
LK PARIA. — ACTE IV
Avez-vous des cliagriiis que vous deviez me lairc , i J’en saurai sans effort respecter le mystère; I
Quand d’un zèle inquiet je clierchc à l éclaircir.
C'est uioiiis pour les savoir que pour les adoucir.
IDAVORE.
^iéala, cljcrc épouse, o noble et tendre amie.
Contre une horreur pieuse es-tu bien affermie?
Tes crédules esprits détrompes j>ar ma voix, I
Cédant au vœu d’un père, ont confirnié son cboi.x; i
Mais c’est peu , si trouble d’une frayeur nouvelle, '
A l’autel près de moi ton courage cbancclle.
Est-il bien sdr de lui?
XiALA. !
A'e vous abusez plus : !
Vos discours ont fixé mes vœux irrésolus,
Mais n’ont pu daiisinon sein étouffer la croyance j Qu’une longue habitude y nourrit dès rcnfancc. | Mon cœur, se détournant d'une fausse clarté, j
(îoniiail, rcs[)ccle encore cl fuit la vérité :
Au poncliaiil qui l’eniraine, esclave, il s’abandonne;
11 O 'est |)as convaincu, mais il aime, il se donne.
Un Dieu qui vous repousse en vain me tend les bras. ! Comment serai-je heureuse où vous ne serez pas?
IDAMURE. «
Ut sur toi , dès ce jour, si mon exil appelle tÆS malbeurs éloignés que ravenir recèle,
S’il faut dès ce soir inéine... Hélas! le jmurras-lu?
Ne sentiras-tu pas expirer la vertu
Au seul penser de fuir, et pour ta vie entière ,
Les objets cl les lieux qui te la rendaient chère? i
.iUla. I
Quoi! déjà? Quoi! ce soir nous exiler tous deux! D'niic race en horreur les vêtements hideux Succéderont ùeinain à ces habits de fêle;
Je n'aurai plus d’asile où re{K)Ser ma tête!
Ab! cruel!
lOANURE.
11 est vrai ; déscsj>éré, confus.
J’ai bonté de ma rage et j'implore un refus.
O généreux objet de mou idolâtrie,
Tu lu’assacrilié ta céleste patrie :
Je veux te ravir l'autre î Ab! lu m’as trop aimé. Uepous.se un furieux à la perte animé.
Uuisscs-lu le haïr autant qu'il se déleste!
11 en est temps encor : romps cet liyuien funeste...
5ËAI.A.
Quand voulez-vous partir? Commandez, je vou.s suis. ;
IbAUüBX. >
Je sens, quand j'y souscris, que je n'en suis pas digne. O mon père !
>ÉALA.
Ut le mien !
IDAMORE
Les ministres sacrés
Du temple en ce moment descendent les degrés. Séparons-nous... AU ar, que la cérémonie Prépare à martendressc une lente agonie!
Ah! veille ù mes cotés...