‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 224 sur 669 · SCÈNE PRE.MIÈUE · texte numérisé non relu

SCÈNE PRE.MIÈUE

ALVAR

Scs juges assembles devant eux l'ont admis;

Le suivre est un bonheur qu’ils ne m'ont pas permis. Je m’iiuiiiilie en vain sous le bras qui m'accable;

Coolemplant une croix lUKpcndue sur sa poitrine.

Il dédaigne mes pleurs. () toi, signe adorable D'un mystère sanglant dont j'ai perdu le fruit. Ranime un faible espoir que chaque instant détruit. Ce Dieu, quittant le monde, y laissa l'csptTance : Lui-niéme a tant soulTcr:! il plaindra ma souffrance: Qu'il ouvre à mes remords son sein longtemps fermé, Qu'il me rende un ami; lui-méme a tant aiméf Oui , prends pitié d'un cœur digne d'élre fidèle. Seigneur, s'il connaissait la parole éternelle ,

El, pour le soutenir contre d'injustes coups.

Relève un frêle appui plié par ton courroux.

Je ne demande pas que des jours plus prus|>èrcs Me retrouvent assis sous le (oit de mes pères ;

Je rendrai ma dépouille è ces bords étrangers;

Mais Idamorc est seul nu milieu des dangers:

Ruissé-je l'embrasser avant son sacriiiee.

Affermir son courage, et, s'il faut qu'il périsse ,

Sans murmure avec lui mourant pour t'apaist'r,

Aux cieux dans ta clémence avec lui reposer!

Entouré de soldats je le vois qui s’avance.

Est-il absous, grand Dieu!

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