‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 228 sur 669 · DAX08K · texte numérisé non relu

DAX08K

Hélas! dans un moment vous en aurez besoin.

ZARLS.

Ah! que ta déflaiicc irrite mon courage !

Tout est plaisir pour moi dans ce prochain voy:igc ; Chaque jour de fatigue au bonlieur me conduit.

L’œil fixé sur le but que mou espoir poursuit,

Vers nos monts on idée avec toi je m’élance.

J'en connais les chemins ; c'est mol qui le devance, C'est moi qui suis ton guide , cl quelle volupté De nous asseoir tous deux où seul je m'arrêtai !

Je l'embrasse au lieu niéiuc où, me rendant la vie , Ton nom frappa soudain mon oreille ravie...

Que vois-je? ô mon pays! ô jour cent fois bciireux! Mes pleurs baignent ces ehamps<pi’unt animés icsjeux. Dr.l.AVlUXK.

Leurs cbannes sont flétri.s, leur enceinie est déserte... Qu’ils cessent désormais de déplorer la perte!

; Oui, le voilà! c’est lui! je reviens triomphant :

: Je ramène mon fils, non plus un faible enfant, j C’csi mon ferme soutien, mon oi^ucil, ma complète. I Prévois-tu les transports que ce beau jour m’apprête? I Conçois-Hi quelle ivresse inondera mes sens, i Quand nos échos chéris rediront les accents;

Quand je verrai la mer réfléchir ton image ,

El, moins beau que mon fils, ce palmier du même âge,

I Qui semblait loin de toi pleurer son frère absent.

Se couronner de fleurs eu le rccoiuiaissant?

IDAXüRB, ipart.

Je cède à la pitié que son erreur iiriiispirc.

Mon père... Je ne puis, et mon courage expire.

t ZARÈS.

! Que dis-tu? j’ai des droits sur les elmgrins secrets, j Tu n’oses dans iiiun sein répandre les regrets?

! Crains-tu de m’offenser si lu me les confies?

, Non, pleurous-les ees biens que lu me sacrifies : j (icile jeune beauté qui rengageait sa foi, l'arsa grâce iiiodesic elle est tligiic de toi.

! lOAXOr.E.

’ Hélas!

i Z.AKt.«.

Son amour même à son .‘^orl m’intérc&.se ,

El la voir ta compagne ciU comblé mon ivresse. Pleiiroiis-la , parlons d'elle cl laissons faire au temps. Sans flatter ton orgueil par des nœuds échtml.s,

Ma tribu peut l’oilVir une é|iouse aussi chère...

Tu me croiras, mon fils, au ioinlR*au de la mère.

Ab! que son souvenir me protège à vos pieds: Ditos-inoi qu’cii son nom mes torts sont oubliés.

' ZARE.H.

Toi seul lu l'cii souviens. s

lOARORi:.

De ce louchant langage

Que vos cinbrasscriKMils me soient un nouvc.iii gage, j ZARts, ri'inbr.iuanl.

! Croi»-lcs (lune, si Ion cœur doute de mes discours.

SCÈMi IV.

ID.XMORi:, Z\l\f:s, AKKIîAR, f.mps.vki.,

CrF.RRlF.as.

KHPI«AIU., dti haul dci dt-({re« du Irinplc.

Page 1