‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 24 sur 669 · LE JEUNE DIACRE OU · texte numérisé non relu

LE JEUNE DIACRE OU

L’air sillle , un cri s'entend... l’hymne pieux expire. Ce cri, qui l’a poussé! vient-il de ton esquif?

Est-ce toi qui gémis, Lévite? est-ce ta lyre Qui roule de tes mains avec ce bruit plaintif?

Mais de la nuit déjà tombait le voile sombre ;

La barque , se perdant sous un épais brouillard ,

Et sans rame, et sans guide errait comme au hasard; Elle resta muette et disparut dans l'ombre.

La nuit fut orageuse. Aux premiers feux du jour.

Un golfe avec terreur mesurant l’étendue.

Un vieillard attendait , seul, au pied de la tour.

Sous des flocons d'écume un luth frappe sa vue.

Un luth qu’un plomb mortel semble avoir traversé , Qui n’a plus qu’une corde i demi détendue,

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