‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 258 sur 669 · U DEC · texte numérisé non relu

U DEC

Mais ne devez-vous pas lenir votre promesse?

Ne Tai-je pas reçue, et quand ma voix vous presse De remplir un devoir que je crus un plaisir,

N'esi-elle plus d'accord avec votre desir?

HUBTEXSE.

Que ncm'esl-il permis de le prendre pour guide? Mais non, monsieur Danville autrement en décide.

LE nie.

Ail! ponvez-vous m'apprendre avec cet air léger Tn refus qui m'étonne et qui doit m'afliiger?

Madame, pour fixer votre choix en balance.

Je vois qu’on vous a fait bien peu de violence. Pourquoi m’avoir déçu par un espoir si doux?

La perle, j'en conviens, est légère pour vous :

Un triomphe nouveau , des honneurs, des liommagcs. Sont à peine à vos yeux de faibles avantages;

Pour vous, par l'habitude, ils ont perdu leur prix; Mais quand il s’est flatté d'éblouir tout Paris ,

Un maître de maison , dans son jour de conquête , Perd beaucoup en perdant l’ornement de sa fête.

Et pour moi, le plaisir que je lais^ en partant Me rend presque insensible à celui qui m'attend.

BOBTEXSE.

C’est trop vous alarmer, monsieur, et mon absence N'aura pas, croyez-moi, cette triste influence.

LE Dl'C.

Vous vous trompez, madame, cl vous seule ignorez A quels regrets mortels vous nous condamnerez.

La modestie, au fond , a son côté bhlmable.

On ne sait pas souvent combien l'on est coupable ; Vous le serez beaucoup si vous me résistez.

Qui nous rendra ce soir ce 'que vous nous ôtez?

Kh! ne suflil-il pas d'une seule personne Pour embellir au bal tout ce qui l'environne?

Clic arrive, à sa vue on est moins exigeant,

Et le cœur satisfait rend l'esprit indulgent. L'amusement succède au dêgoiU qui m'accable ; L’bomme qui m'enniiyait devient un homme aimable. Elle part, c’en est fait, tout le charme est détruit, Rien n'est plus à mon gré, je n’entends que du bruit. Vingt autres, direz-vous, sont aimables et belles...

! On l'ignorait, madame; a-l-on des yeux pour elles?

On n'en avait vu qu’une, cl, ce inomeni passé,

< Il semble , au vide affreux qu’elle seule a laissé,

I Que l’assemblée entière cifun instant s’écoule :

On est dans le désert au milieu de la foule.

BOBTEXSE.

I Si je pouvais vous croire, au moins je m’en voudrais; Mais vous ne doutez pas du plaisir que j’aurais.

HORTEX«E.

N'insistez pas.

LE uic.

Vous viendrez...

SCÈiNE V.

' I.K DliC, llOnTF-NSE, MADAME StNCEAlU.

LE DL'C. A madame Sinclair.

! Ail ! madame ,

Veuillez me seconder, il le faut, je réclame

Pour monoiicle, pour moi, pourlousccuxqu'anjom d’hui L'attrait d'un grand plaisir doit attirer chez lui.

■ ADABE SINCLAIR.

! Mais je ne |>ense pas que nia fille refuse.

nORTEXSE.

, Monsieur fera , j’espère, agréer moo excuse.

I MAOABE SINCLAIR.

; C’est triste : 5 le parer j’avais pris tant de soin !

Chez soi de tant d’éclat n'avoir qu'un seul témoin I i On ciU dit: Quelle est donc celte belle personne I Qui fixe tous les yeux, que la foule environne?

' C’est ma fille, monsieur! Chacun de le vanter;

Le ministre à son tour vient me complimenter...

Mais ton mari prononce, alors je me récuse :

Une grand'nière est faible, cl son amour l'abuse.

' Je reste, si lu veux.

I LE DLC.

I Ah! que deviendrons-nons?

^ A madame Sinclair.

Que fera la princesse? Elle comptait sur vous.

' Pour elle votre esprit doit se mettre en dépense :

J'ai dit, pardonnez-moi, j'ai dit ce que je pense ,

(resi que vous conversez avec un abandon,

I Unchoixdemols, uncliarnie,oh!cbezvoiisc’cstun don ! Elle vient pour vous voir, elle veut vous connaître ; Mais de la prévenir il serait temps pciil-êlrc?

SAUAIE SINCLAIR.

' Non pas, monsieur le duc, oli ! non ; je vous en veux

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1,’ÉCOI.K OF.S VIF.It,I«Vni)S. — ACTE IH.

De m’iivoir cnm|iromise avec île lels aveux.

I ne [iriiicesse! A Dieu! ma fille, une i»ineesse!

aORTKX>£.

Uni, je sens bien ..

xauvre sixei vin.

Ueslci- lient (le Timpolilcsse.

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