DANVILLE, VALENTIN, BONN.AIID
Je veux... je vais... je sors.
Obéis.
VAiriTlH.
Il esl lard : que fercz*vous deliors?
D.AIVVILLE.
Valentin «ort.
BüXXARD, salmcnl.
C’est moi, mon cher, je viens soiipci'.
Il csl lard; de ton fils j’avais à m’occuper.
De plus je viens à pied , n’ayant pas de carrosse.
Et, ma foi... mais, dis donc, c’esl Ion babil de noce; Quel honneur !
Ab ! je le chasserai... C’est vrai, que vais-je faire? baxvili,e.
Un éclat! non, sans doute. Amant sexagénaire, ; • l•i>'■'lun!—
Suivant ma femme au bal d’un pas mal affermi , bouxabd.
J’y vais pour l’épier, j’y vais en ennemi , " ï ' ““C"" ‘“■•I ;
Et là, comme un fantùmc errant avec lri.sles.se, J* trouie, mon cher...
J'y vais troubler ses jeux et glacer son ivresse. baxmlle.
Pauvre Hortense, elle est jeune! est-ce un crime à mes fc'inme csl au bal.
Peut-elle se vieillir parce que je suis vieux? [yeux? El...
.\ sa suite aujourd'hui si le dépit m’entraîne, boxxabd.
J’irai demain, toujours, et toujours à la chaîne ; Tu restes pour moi, c csl d un ;mii fidèle.
L’ÉCOLK DES VIEILLARDS. — ACTE 1(1
J’allais la cherclier.
, Quand on dîne le soir, coinntc toi, loii s’cn passe; Mais moi...
BOSn&RD.
Bon ! quelqu’un est avec elle , |
Il la ramènera.
oa:«ville.
Non pas, non pas.
BonnARD.
Pourquoi?
Serais-tu donc jaloux quand (a femme est sans toi^
DARTILLE.
Non, certc.
BORRARD.
£h bien! alors, quelle luouclie te pique? Tu m’étonnes, tu vas, lu viens, et, c’est unique,
Tu n'as pas l’air content de me voir.
OARVILLE.
Dieu! Bonnard,
Je suis heureux, ravi; mai.sjc... tu viens si lard! Kxcusc-moi, vois-tu... cette fete est charmante,
Et je voudrais... pardon, c'est une envie ardente Que j'ai... j’aime le bal, un bal fait mon bonheur !
Tu comprends.
BORXARO.
Pas du tout.
L'ii bal de grand seigneur, ; Ci'csl si gai ! cet éclat, ce bruit, cette jeunesse...
Si fait, ce cher Bonnard, il comprend mou ivresse,
11 1 excuse, il permet... |
Du célibat Tais l'éloge à présent !