‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 291 sur 669 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

BÉATRIX, AUUKLIK.

AIRELIB, â quelque* pcnouno* de sa luUc.

Le ücpart dans une heure ; a me» ordres lidèles , l-'ailes an pied du mûlu allendrc les nacelles.

A BCatrU.

Le docteur vous suivait en vous parlant tout ba.s ; Que disait-il?

6ËATRI\.

Oh! rien.

Al'RÊUE.

Ne le saurai-je |>as?

Klibicn! il vous disait?...

bEatkix.

Un mol du eoiiilc .Mpbonso;

Il le plaint.

ATRSUB, rn preoant lA guiUrc qu'elle i-brrcitc A aeconU-r.

A ccKa quelle est votre ré|>oiise?

bEatrix.

Que je le plains aussi. N'cst-il pas malheureux D’avoir pu mériter cet accueil rigoureux?

AL'REUB, lui donnant U guiUri*.

J'y renonce, tenez.

bEatrix.

Je suis bien moins habile; ülais si madame veut, je puis...

AtiRtUR.

C’est inutile.

Malheureux, vous croyez?

BEATRIX

Aliî le comte?

AIRfiLIE.

BEATRIX

Kl qui donc?

[ Kl je viens demander lu gnicc du coupable.

Kii toute humilité, voyez, ù deux genoux...

Al rEi.ib.

Knranlilluge; allons, comic.sse, lovez-vous.

11 vous inspire donc un interet bien iciidre?

BËATRIX.

Lui? la seule amitié m'oblige à le défendre;

Kl j’aiicsie ù madame...

ACHÉLIB.

Kh non ! j’ai plaisanté.

j Ouvrez ce porlcfeuillc.

I DËATRIX.

tant d’activité

On succombe.

alreue.

Kst-ce fait?

I bEatrix.

! Je liens la clef futaie ;

’ Il souvre en gémissant cl reiinui s en cxltale.

{ Ma main sonde le goulTre. O Dieu ! que de placcls I Qui d’ui) regard auguste atleiidciil leur succès!

I S’il faut répondre à tout |>our gouverner rcmt>irc , Oii doit être tenté de répondre sans lire.

I airEub.

' Oii le fait quelquefois; mais je crois qu’oii a ton.

Mes yeux sont fatigués: liscz-moi ce rapfiori: .l’écoule.

PÊVTRtX.

j Une dépêche! clic a plus d’une page...

Oliîiirndanie! des vers! Ksl-cc que c'est l'usage?

I AIREUB

j l.'iic dépêche en vers!

BEATRIX

i Non pas, mais uii somiel

Oublié par hasard sous le premier feiiillel;

I Le lirai-je ?

Désc.s|)éré , madame , et digne de p;trdoii.

Oui, quels que soient scs torts, je le crois excusable,

AIRELIR.

Voyons.

LA PRINCESSE ALRÉLIK. - ACTE II

OtATBIX, llum.

^ers composéê à A'o/a, sur le tombeau d\-tuguêle.

« Modèle d'amiliè pour un siijel |>erfido j » Sam pitié pour Tainour, ton cœur, i|Ui pardonna - Le crime avéré de Cinna ,

• Punit le« tort* ftccreU d’Ovide. •

Al'RÊLIE.

Je veux voir lecritui*c.

Elic lit.

» Amant d’une princesse, il trahit un devoir j » Une si douce erreur est-elie si coupable ;

•• Sans y prétendre on est aimable,

» El l’on aime sans le vouloir. •

BtATRIX.

C’est bien vrai.

AIRELIE.

» Loin, bien loin du beau ciel dont l’azur nous éclaire, » Il meurt , mais il avait su plaire,

•• El l’amour dut le regretter :

Sur ce froid moiiumetil , oii mon exil in'endiaiiic, j

• Je consens à subir sa peine , j

• Mais je voudrais la mériter. » |

BÉATRIX

BEATRIX

J'ai fait de grands progrès, madame, en imiiiique. AURtUE.

Le comte de Sassanc, il est vrai , vous l’explique.

BÉATRIX

Son Altesse saurait...

AURÉLIE

Tout, Cl VOUS conviendrez Que les secrets d’J^tai seraient aventures.

BÉATRIX. Die se ICve et vient l’Appuycr sur le de* du fauteuil de la prlnccâie.

Pourquoi donc?

. ACRÉLIB.

Vous voyez qu’on devine les vôtres.

BÉATRIX

On peut dire les siens ci garder ceux des autres. AtrRÉLIC.

11 faut gariler les siens ; car en fait de secrets ,

L'iic indiscrétion fait beaucoup d’indiscrets. *

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