SCÈNE PREMIÈRE
BÉATRIX, AUUKLIK.
AIRELIB, â quelque* pcnouno* de sa luUc.
Le ücpart dans une heure ; a me» ordres lidèles , l-'ailes an pied du mûlu allendrc les nacelles.
A BCatrU.
Le docteur vous suivait en vous parlant tout ba.s ; Que disait-il?
6ËATRI\.
Oh! rien.
Al'RÊUE.
Ne le saurai-je |>as?
Klibicn! il vous disait?...
bEatkix.
Un mol du eoiiilc .Mpbonso;
Il le plaint.
ATRSUB, rn preoant lA guiUrc qu'elle i-brrcitc A aeconU-r.
A ccKa quelle est votre ré|>oiise?
bEatrix.
Que je le plains aussi. N'cst-il pas malheureux D’avoir pu mériter cet accueil rigoureux?
AL'REUB, lui donnant U guiUri*.
J'y renonce, tenez.
bEatrix.
Je suis bien moins habile; ülais si madame veut, je puis...
AtiRtUR.
C’est inutile.
Malheureux, vous croyez?
BEATRIX
Aliî le comte?
AIRfiLIE.
BEATRIX
Kl qui donc?
[ Kl je viens demander lu gnicc du coupable.
Kii toute humilité, voyez, ù deux genoux...
Al rEi.ib.
Knranlilluge; allons, comic.sse, lovez-vous.
11 vous inspire donc un interet bien iciidre?
BËATRIX.
Lui? la seule amitié m'oblige à le défendre;
Kl j’aiicsie ù madame...
ACHÉLIB.
Kh non ! j’ai plaisanté.
j Ouvrez ce porlcfeuillc.
I DËATRIX.
tant d’activité
On succombe.
alreue.
Kst-ce fait?
I bEatrix.
! Je liens la clef futaie ;
’ Il souvre en gémissant cl reiinui s en cxltale.
{ Ma main sonde le goulTre. O Dieu ! que de placcls I Qui d’ui) regard auguste atleiidciil leur succès!
I S’il faut répondre à tout |>our gouverner rcmt>irc , Oii doit être tenté de répondre sans lire.
I airEub.
' Oii le fait quelquefois; mais je crois qu’oii a ton.
Mes yeux sont fatigués: liscz-moi ce rapfiori: .l’écoule.
PÊVTRtX.
j Une dépêche! clic a plus d’une page...
Oliîiirndanie! des vers! Ksl-cc que c'est l'usage?
I AIREUB
j l.'iic dépêche en vers!
BEATRIX
i Non pas, mais uii somiel
Oublié par hasard sous le premier feiiillel;
I Le lirai-je ?
Désc.s|)éré , madame , et digne de p;trdoii.
Oui, quels que soient scs torts, je le crois excusable,
AIRELIR.
Voyons.
LA PRINCESSE ALRÉLIK. - ACTE II
OtATBIX, llum.
^ers composéê à A'o/a, sur le tombeau d\-tuguêle.
« Modèle d'amiliè pour un siijel |>erfido j » Sam pitié pour Tainour, ton cœur, i|Ui pardonna - Le crime avéré de Cinna ,
• Punit le« tort* ftccreU d’Ovide. •
Al'RÊLIE.
Je veux voir lecritui*c.
Elic lit.
» Amant d’une princesse, il trahit un devoir j » Une si douce erreur est-elie si coupable ;
•• Sans y prétendre on est aimable,
» El l’on aime sans le vouloir. •
BtATRIX.
C’est bien vrai.
AIRELIE.
» Loin, bien loin du beau ciel dont l’azur nous éclaire, » Il meurt , mais il avait su plaire,
•• El l’amour dut le regretter :
Sur ce froid moiiumetil , oii mon exil in'endiaiiic, j
• Je consens à subir sa peine , j
• Mais je voudrais la mériter. » |
BÉATRIX
BEATRIX
J'ai fait de grands progrès, madame, en imiiiique. AURtUE.
Le comte de Sassanc, il est vrai , vous l’explique.
BÉATRIX
Son Altesse saurait...
AURÉLIE
Tout, Cl VOUS conviendrez Que les secrets d’J^tai seraient aventures.
BÉATRIX. Die se ICve et vient l’Appuycr sur le de* du fauteuil de la prlnccâie.
Pourquoi donc?
. ACRÉLIB.
Vous voyez qu’on devine les vôtres.
BÉATRIX
On peut dire les siens ci garder ceux des autres. AtrRÉLIC.
11 faut gariler les siens ; car en fait de secrets ,
L'iic indiscrétion fait beaucoup d’indiscrets. *