ASSAXS
Pourquoi doue pas, madame?
Certes, vous le p<mvez.
ntVTHIX.
('iC courroux est ciiarmaiil; Enwur me rassurer il vaut mieux qu'un serment.
SASSAXE, A part.
A ce retour soudain qui n’abuse personne.
On sait qui s’employa pour le soUieiier ;
Il revient, il vous sauve, il devait l’emiïoilcr.
Il l’emporte en effet : pourquoi vous en défertdre? Vous me fuites justice et je dois me la rendre.
DfcATRIX.
Vous, jaloux! se peut-il? vous m'aimez à ce (miul !
Elle a paré le coup.
nÉ.VTRlX.
Dieu! que je suis ravie!
Quand on a cm la perdre, on aime tant lu vie !
SASSAXE.
Et la vôtre est si douce ! A l’abri des cliagi ins Tous vos jours sont à vous; ils sont purs et sereins.
Lesmicns...O vain éclat! faux biensîgrandoursfi’agiles!
laîs miens soiil condamnés au malliour d’être utiles. Du souffle de l'envie agités dans leur cours, lûi proie aux soins amers , aux lourinenies des cours. Quels destins! ah! comtesse! cl ce cœur sans coiir.ige Veut vous associer à leur triste esclavage ;
El je crois rendre lieiireusc, cl je préicnds chérir Celle à qui, pour présent, ma main vicnl les offrir... Afi! puissé-je employer la force qui me reste A détourner de vous cci avenir funeste,
A vaincre le désir dont je suis coniballu !
Je le veux, je le dois, j’en aurai ta vertu!
DÉATMX.
lÆ coinhal généreux m’allendril jiisqu’aiix larmes , Eljamais voire amour n'cul pourmoi Umt de cliarmes!
SASSA5E, A pari.
CmminclU donc la bkher?
BÊATMX.
Je sens mieux, prés de vous, Cx qu’au fort du danger le comte osa pour nous.
SAS.SAXE,A part.
l Uicn ne me réussit: mais ne faihlissons poiiU.
Ilaiil.
Jaloux! oui je le sul9;jc l'clais !... Sans se [>laimlre On s'ohsiine à iloulcr, on soulTrc à se coulraiiulrc. l,e soupçon qu'on vcul fuir vous rongeà Inus momeals; Ou se brise le cœur |ioiir cacher scs louriueuls;
Mais on se lasse enfin il'un si cruel mystère!
! UCXTRIX.
' Non , jamais comme vous on n'aima sur la terre !
Quel iionheur !
SA9SAXE, à part.
C’est vraiment de la fatalité ;