‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 311 sur 669 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

POIdCASTRO, AURÉLIE.

AURÉLIE

Je respire!

LA rniNCESSE AlinÉLlE. — ACTE III.

f:ire seule, Olre licureiisc, el n’agir iiii'à son goiH, I Ces trois jioinl etLcepuis, quand on règne on peut tout.

rOLICASTRO. I

llojale liberté! i

AlRtllI.

Nous sommes lêle A lètc : 1

l'arlons des prétendants dont j'ai fait la conquête. j

De qui le savez-vous?

rolICASTSO.

It’un loyal titevalier ;

Aux usages des cours trop franc pour se plier.

Le marquis se rciiosc en mes faibles lumières.

Se défiant un peu de ses grAccs guerrières.

Sur mon appui, madame, il fonde quelque espoir;

Car à votre docteur il suppose un pouvoir.

Que ce docteur n'a pas. I

AI'BSLIS.

Allons ! c'est modestie : !

Vous savez le contraire, el je suis avertie Qu’on dit ebez bien des gens que vous me gouvernez.

POLICASTSO.

Qui? moi ! bonté du ciel !

Aisti.ie.

Vous vous en étonnez?

An fond, c’est un peu vrai. Parlez. '

POLICASTRO

Je votis révèle \

Cette insurrection d'une espece nouvelle, j

Qui n’irait à rien moins qu’à faire un souverain,

.Même trois, si l'un d’eux obtenait votre main.

(iar cbacun sacrifie une courte régence A l'espoir plus réel d'en garder la puissance.

ACRtllRA part.

Dieu ! que l'occasion serait belle à saisir ! |

Libre... mais quel moyen?... Mon cœur bat de plaisir.

POLICASTRO

Votre Altesse sourit du projet d’alliance?

AlRËLIKpdo même.

Je peux... oui , c'esl cela!

POUCAaSTRO.

J'im.'iginais d avance

Que le iriplc sermenl et l’hymen concerté Feraient sur votre Iront naître rhilarilé.

J.iiuais hommes d'Ftai, si le complot circule,

Ne seront afTublés d’un plus l)eau ridicule.

Aussi le comte zVIpItonsc, avec qui j'ai causé...

Al'RtLtl.

Le comte !

POLICASTRO

.Vinsi que vous U s’eu est amusé ,

Kl m’a dit : si jamais voire noble maîtresse D’un sujet, cher doclcur, couronne la tendresse.

Je ne présume PaIS que, pour faire un heufeux,

Un tel excès d’honneur tombe sur un d'entre eux.

AI'RKLIE.

Le comte a dit cela ! Ma surprise est extrême ;

11 connaît mieux alors mes projets que moi-méme.

A part.

Pas un, pas mémo lui ne saura mon secret.

Au «loiilpiir, A voix bauo.

Policaslro!

POLICASTRO

Madame ?

Al'HUtB.

11 faut être discret.

POLICASTRO

De ce devoir sacré je fus toujours esclave.

Al RELIE. Elle s'aMleO.

Approchez, parlons bas ; la circonstance est grave. Décidons de mon sort : sur qui fixer mon choix ?

POLICASTRO

Sur qui? Madame veut...

AI'BËLIE.

r/ouroniicr un des trois;

C’est décidé; lequel?

POLICASTRO

Des trois régents?

AI RiLlE.

Sans doute.

POLICASTRO, A pAfl.

Dieu ! comment deviner?...

atrEue.

Lequel? je vous écoule.

POLICASTRO

A part.

Je n’hésiterais pas... C’est fort embarrassant.

Haut.

Mon avis est d’abord qu’en y réfléchissant,

(!)ar il faut réfléchir avant de rien conclure ,

Sassane...

: airElie.

I Y pensez-vous?

< POLICASTRO

i .Moi, je {lensc à l'exclure.

I airElie.

Lui! qui pour vingt beautés s'est fait peindre, dit-on?

i POLICASTRO.

Rn babil de ministre avec son grand cordon.

AIRÊUE.

j Kl dans ma galerie à s'adiuircrs'apprétc,

( Mon sceptre d’or en main, el ma couronne en télé;

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LA PRINCESSE ACRELIE. — ACTE III

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