‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 312 sur 669 · IJ · texte numérisé non relu

IJ

Non! mes graves aïeux, je crois, n'y lieiulraienl pas; Ce serait trop plaisant.

roUCASTtO.

Ils riraient aux éclats;

Kt depuis neuf cents ans qu'ils ont perdu la vie , l'n tel roi |iourrait seul leur en donner l’envie. Itéirôné!

ACRSlIt.

Point de grâce!

POIICASTRO.

A perpétuité.

Lui , les rois de sa race et leur postérité.

AtRlLlB, aprcj une pause.

Quant au duc d'Albano...

POLI CASTRO

J’y peiisab.

■ AtRËLlI!.

ilouitne uiilc!

POLICA8TRO.

Indispensable.

air£lie.

Esprit en ressources fertile.

POLICA9TRO.

11 invente en niK'incc, et ce n est pas commun.

AIRËLIB.

rOLICASTBO.

i Seconde dynastie,

• .Morte avant que de 110111*0^ éteinte, anéantie!

’ AliRUlB.

Eli bien !

POLICASTRO

Eli bien, madame, entre les candidats ,

J’ose le ré|)éter, je n'Iicsilcrais pas.

On n’a pas deux avis : le mien reste le même ;

Un d’eux m’avait semblé digne du rang suprême, j Je ne voyais que lui, c’est lui seul que je vois :

Eiiûn , c’est au marquis que je donne ma voix.

AURÊLIB.

Songrandnom,ses exploits, tout me porte à vous croire.

POLICASTRO

.\ votre avènement il vous faut de la gloire.

Dans les vers composés (>our un avènement ,

Le myrte cl le laurier font un efTel cljamiaiit.

AtRfcUB.

J’en conviens : des lauriers l’éclat toujours magique Change en amour pour nous la vanité publique.

POLICASTRO

.Ajoutons à cela trois mots de liberté,

I El voilà |K)ur six mois tout un jicupte en gaieté...

I Duis on gouverne apres comme on veut, c’est l’usage.

Qui créa cent projets.

PULICASTRO.

S’il n'en avait fait qu’un,

On dirait : le liasard!... mais...

AL'RRUB.

Fûl-cc une manie.

Elle est noble.

POLICASTRO

C’est vrai ; grands moyens! beau génie !

AI'RALIB.

xMais de tous les hiioiaiiis c’est le plus ennuyeux !

POLICASTRO

Le grand homme, il est vrai, reçut ce don des cieu\ ; Il l'était par nature, et les malJiémaiiques L'ont achevé... Chagrins, vapeurs mélancoliques, Dégoût de tous les biens , abaUenicnl moral ,

Voilà ce que rciiuui provoque eu général. Dérobons-lui vos jours dont le soin me regarde :

On peut mourir d’ennui, si l’on n’y prend pas garde. airBlie.

N’y songeons plus , docteur; vos avis sont des lois.

C'en est donc fait encor d'une race de rois?

aurElie.

Oui, détrônons le duc.

acrëlib.

FCi comme on peut, docteur. Mais avec quel courtage Vous m'avez, en ami, dit votre sciilinicnt ,

Sans consulter le mien et sans déguisement!

Je ne vous promets rien; c'est au roi votre iiiailrc A vous récompenser, s’il vient à tout connaître.

BllcM lève.

POLICASTRO

Quand je parlai pour lui ce fut sans intérêt ;

Je n'avais pas songé même qu’il le saurait...

Dois-je l’en informer?

Al'BtUB.

Docteur, c’est votre affaire ; Tout ce qui n’est pas fait peut ne se jamais faire.

Ainsi rien en mon nom; pariez de votre i>ari; ais après le conseil.

Eltc «onne. Aunliuiuier.

Au palais , sans rclani.

Convoquez Leurs Grandeurs.

POLICASTRO

Je no saurais vous laire Que du conseil privé j’ai vu le secrétaire.

Du trajet niaritiinc il s’esl trouvé si mal.

Que son zèle éeliouerall contre un procés-vcrhal.

Avec Intention.

Mais un homme discret remplaçant le malade...

I,A PRINCESSE AURÉLIE. - .ACTE III

Al'RÊLlE.

ALPIIOrrSi).

Je trouverai quelqu’un. Quant à voire ambassade , Attendez le moment; pas un mot jusque-là.

POLICASTBO.

Je vous obéirai.

UN HllSSlER, aononçAnt.

1^ comte d’Avclla!

ACatLIE, à PolicatUo.

Songez que le marquis, s’il a quelque prudence, Doit à scs deux rivaux cacher la confidence.

POLICASTEO, qui *0rU

De marquis! Dieu! quel rêve! à dater de ce jour, Saluons de plus bas le soleil de la cour.

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