‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 315 sur 669 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

1/C Contcil c»! rwmincncv'.

ALPHONSE à droite de la princesse, devant une table : il tient la plnnie , I*OLLA , SASSANE , Al'- HÉLIE, ALBANO.

AiatLIE.

Non; c’csl en vous, messieurs, que le pouvoir réside ; Je donne mon avis , mais le vôtre décide.

I > Saufà réglerdu prêt cl la forme et le leimc. > Qu’on ne iii'olijccle pas un trésor endetté ; l/Cs dettes du Iré-sor font sa prospérité.

Le crédit cuudde tout ; et s'il est hors de doute Que prouver son crédit c'est l'angincntcr, j'ajoiile Qu'emprunter ô propos est le point important;

Car le crédit qu’on a se prouve en cmpruntanl.

SASSAM.

Üuc, c'est vu de très-haut.

I rOLlA.

I Projet philanthrdpii|ucl

Vos avis sont des lois.

roLLA.

Comment leur résister?

SASSA.VK.

Notre pouvoir se home à tout exeù;uter.

AeatLiB.

Je déciderai donc. Le duc a la |>arolc.

AI.BASO. Il K lève.

> Nous, Itégcot du trésor...

AiaBeit.

Passons le protocole ,

Expliquez le projet.

PULLA, â qui k duc tTAlb«Qo fait un algue, bat ASauanc.

Vous Tappuicrez.

SASSANK.

D'acconi.

ALBA7IO. Il licnl pliiaieitr» papier» qu*il pa««c * «c* collègues A u»c»urc qu'il en parle.

c Vu que lie lous les maux le plus grand csl la mort,

* l'àt qu'on doit, quand on ri^gnc,aulanlqu'il cstpossiblc » Préserver ses sujets d'un fléau si terrible ;

* Vu la pétition de trois cents babilanls

I Que la flèvre à Pæstum affligea de tout leiiipN;

» Vu les quatre rapports du conseil sanitaire,

> Signés: l’olicaslro, docteur du ministère;

* Considérant de plus que l'Etal obéré

» l^our assainir Pæstum est par trop arriéré ;

» i’ro^Kisons un niiprunl sur trois Juifs de Palct iiie,

AI.BANO.

Un peu d'humanité sied bien en politique.

ALPHONSE, A pirt.

Quand elle vous rapporte.

AURÉLIE

On doit avec ardeur

Embrasser le projet émis par xSa Grandeur.

Sauver des malheureux, rendre à des bras utiles CaCS incultes marais qui deviendront rertiles,

Bien : mais de ces travaux , si le terrain produit , Quelques ricbcs seigneurs auront seuls tout le fniil ; J'écartc donc l’emprunt. Ces travaux nécessaires vSe feront, mais aux frais des grands propriétaires. Vous accordez ainsi, par un même décret ,

Et riiitérét de tous cl leur propre intérêt.

ALPHONSE, A part.

Mon oncle csl pris.

ALB.\NÜ.

Soulfroz qu'iei je représente...

SASSANt;.

:Vli! du raisonoeiucnl la force csl imposante !

AIDANO, plqik.

Quant à moi, noble comte, il me parait moins l'oit.

SASSANE.

Mon iionorabte ami, vous [murric/ avoir tort :

C'est juste.

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