SCÈNE PREMIÈRE
1/C Contcil c»! rwmincncv'.
ALPHONSE à droite de la princesse, devant une table : il tient la plnnie , I*OLLA , SASSANE , Al'- HÉLIE, ALBANO.
AiatLIE.
Non; c’csl en vous, messieurs, que le pouvoir réside ; Je donne mon avis , mais le vôtre décide.
I > Saufà réglerdu prêt cl la forme et le leimc. > Qu’on ne iii'olijccle pas un trésor endetté ; l/Cs dettes du Iré-sor font sa prospérité.
Le crédit cuudde tout ; et s'il est hors de doute Que prouver son crédit c'est l'angincntcr, j'ajoiile Qu'emprunter ô propos est le point important;
Car le crédit qu’on a se prouve en cmpruntanl.
SASSAM.
Üuc, c'est vu de très-haut.
I rOLlA.
I Projet philanthrdpii|ucl
Vos avis sont des lois.
roLLA.
Comment leur résister?
SASSA.VK.
Notre pouvoir se home à tout exeù;uter.
AeatLiB.
Je déciderai donc. Le duc a la |>arolc.
AI.BASO. Il K lève.
> Nous, Itégcot du trésor...
AiaBeit.
Passons le protocole ,
Expliquez le projet.
PULLA, â qui k duc tTAlb«Qo fait un algue, bat ASauanc.
Vous Tappuicrez.
SASSANK.
D'acconi.
ALBA7IO. Il licnl pliiaieitr» papier» qu*il pa««c * «c* collègues A u»c»urc qu'il en parle.
c Vu que lie lous les maux le plus grand csl la mort,
* l'àt qu'on doit, quand on ri^gnc,aulanlqu'il cstpossiblc » Préserver ses sujets d'un fléau si terrible ;
* Vu la pétition de trois cents babilanls
I Que la flèvre à Pæstum affligea de tout leiiipN;
» Vu les quatre rapports du conseil sanitaire,
> Signés: l’olicaslro, docteur du ministère;
* Considérant de plus que l'Etal obéré
» l^our assainir Pæstum est par trop arriéré ;
» i’ro^Kisons un niiprunl sur trois Juifs de Palct iiie,
AI.BANO.
Un peu d'humanité sied bien en politique.
ALPHONSE, A pirt.
Quand elle vous rapporte.
AURÉLIE
On doit avec ardeur
Embrasser le projet émis par xSa Grandeur.
Sauver des malheureux, rendre à des bras utiles CaCS incultes marais qui deviendront rertiles,
Bien : mais de ces travaux , si le terrain produit , Quelques ricbcs seigneurs auront seuls tout le fniil ; J'écartc donc l’emprunt. Ces travaux nécessaires vSe feront, mais aux frais des grands propriétaires. Vous accordez ainsi, par un même décret ,
Et riiitérét de tous cl leur propre intérêt.
ALPHONSE, A part.
Mon oncle csl pris.
ALB.\NÜ.
Soulfroz qu'iei je représente...
SASSANt;.
:Vli! du raisonoeiucnl la force csl imposante !
AIDANO, plqik.
Quant à moi, noble comte, il me parait moins l'oit.
SASSANE.
Mon iionorabte ami, vous [murric/ avoir tort :
C'est juste.