‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 332 sur 669 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

SASSANE, ArRfiUE.

POIICA8TRO.

Croyez que j'ignorais...

ACRtLIE.

Excuser son offense '

POL1CA8TRO

ic vous proteste...

Al'RtLIt.

Ainsi, quel qu'en soit ic danger, Votre esprit inflexible est là pour m'assiéger De conseils importuns, de graves remontrances ; Pour m'imposer ses lois, ses goûts, scs préférences?

POLICASTRO

Dieu ! jamais...

AVRtLIE.

Ce matin, sur mou choix consulté, Vous poussez la raison jusqu'à l'austérité. Jugeant tout, blâmant tout, frondeur inexorable De tout ce que l’empire a de plus vénérable.

POLICASTRO

Cest fait de moi!

aurElie.

soir, au mépris de mes droits, Contre un de mes arrêts vous élevez la voix.

Sujet audacieux , à la fin je molasse

De voir que devant vous rien naii pu trouver grâce.

l>a cour ne convient pas à cet orgueil alticT,

A ccUc âme d'airain qui ne sait pas plier.

C'est «ainsi qu'on se|K:rd; sortez!

j SASSAXE.

' Votre .Vitesse est «‘inuc?

AIRELIE.

Eh î puis-jc ne pas réire?

I J'ai droit de m'étonner, de m'indigner, ]>ciii-élre, I Qu'on excuse le comte et qu'il trouve un appui.

SASSAXE.

A part.

Sans doute on avait tort. Je ne craignais que lui.

AURÉLIE

Dans peu vous saurez tout. Parlez : votre message M’a-l-il de Leurs Grandeurs assure le suffrage? I^'acle par qui vos soins me rend ma liberté,

Est-il prêt?

6ASSAXB.

! J'entrevois quelque difficulté.

AURÉLIE, VlvcDlcnl.

; Coimneiu!

S\S9AXE, a part.

I Ne nous livrons qu'avec des garanties.

I AURÉLIE, avec froideur.

Je comprends leurs raisons que j'avais pressenties.

I SCriTenieof.

I J’y cède, et j'attendrai ; plus lard je dois régner.

' 8ASSAXE.

' l/aclc est f.iii.

AURÉLIE

l'di bien dom !

I,A PRINCESSE AURIiLIE. — ACTE V.

Ils ni; voiiilraienlsigni'r...

•l'en ai le ticiii' friiissi'; , je soiiflrc à vous le dire,

Mais je iiic suis rendu, las de les conlrcdire :

Ils UC voiidraienl signer... C'csl liien peu généreux : Égoïsme loni pur, et j'en rougis pour eux!

AVRlLIE.

l'.uiini

SASSAXE.

Ils ne voudraient donner leur signature,

Qu'à des conditions dont mon respect murmure. ArhfiLIE, avec iloumir.

Oui, loiisiadc, je crois, nVsi pas vemnievous. S\SS.\'«E.

Madaim* î

AIRÈIIF..

Que veul-oii?

Iæ nom de votre ('poiix

Doit être au prcmii r rang parmi les noms célèbres.

Al nF,ue.

(Iclui de vos aïeux se perd d^ans les ténèbres.

!lors le nom d’AvcIla, qu'on ne doit plus citer,

Aucun autre sur lui ne pourrait remporter.

AVRÉIIB.

C’est accordé : passons.

HASSAJIE.

Cn outre l’on désire

Que le nouveau monarque ait servi cei empire ,

Soit dans rannée...

AIRUIE.

Kh! mais... songez-vous ?

SASSAXE.

J’ai cédé

A cause du tnar(|uis.

airElie.

C'est adroit; accordé-.

SASSAXe.

Ou bien...

AIEÊUE.

Parlez sans cramlc.

SAS.HAÜK.

Ou bien dans les iiimnees.

alrElie.

.\li! le duc pense à lui!

SAASAÎfR.

Vraiment, les convenances

.\nraien( drt l’arréier; mais non ; j’en étais sdr, (ioiumc je vous l’ai dît, égoïsme tout pur.

AI'BÈLIE.

Dans CCS arrangements une chose m’étonne ;

Cr'csI qu'on n’ait oublié qu'une seule |icrsonne.

5ASSANE.

I«aquelle?

AIRÊI.IE.

Je m'entends; finances, convient mal :

Administration est un mol général,

Qui vaut mieux.

SASSAXE.

Qu’on peut meure.

atrEue.

l'ii mol qui siguifio

Ce qu’on veut : le Iré-soi*... cl la diplomatie.

sasüaxr , vivement.

('.'est juste!... J ai tout dit.

airElie.

Ht j'ai tout accepté.

Que leur aveu par vous nous soit donc pré.senlé ,

I S’ils veulent ù ce prix le donner l’un et l’aiiire.

Nous croyons sujwrflu de vous parler du vôtre.

1 SASSAXB,lr.in<porte.

! .Ml! je rends grâce...

I ACitUB.

Eli! non! chacun agit pour soi...

l'igoismc tout pur ; comme eux je pense à moi.

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