‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 334 sur 669 · I.A PRINCESSE AimÉLIK. — ACTE V · texte numérisé non relu

I.A PRINCESSE AimÉLIK. — ACTE V

SCEM' Vil.

ALPHONSE, POLICASTIIO.

Ili kc lin montent Mn« iiarlt r.

Qircii dites-vous, (iocicur? i

POLICAnnu.

Muet , déconcoi lé ,

Jo suis comme étourdi du coup qu'on uiü porté.

Je ne me scns(>as bien.

ALPno.'tSE. I

Je perdais (oui pour elle , ' Je ne m'en plaignais pas ; mais qu'on traite en rebelle, Qu'on chasse de la cour, sans égard, sans pitié,

(.elui dont j'exposai l'Iiéroîqiic amitié,

Ah ! docteur ! j

POUCA^TRo, »e ranliiiaiit. |

Cest ma faute. Après tout que lu'imporle ? |

ALPHONSE, lui «errant la main. j

Noble cu'ur! !

POUCASTRO.

J'aurai dit quelque vérité forte .

Sans lu’cn apercevoir.

Lui devient odieux !

L'ami qui me vengea

Kilo règne, cl déjà

L’as[KCt d'un homme libre im|x>rtiiiie sa vue.

AI.PlIO't.SE.

Hélas! je raimais trop : je l'avais mal connue.

PULICASTRO, avec niyaètre.

Dieu! quel règne effrayant semble se préparer !

AlPni»>SE.

Oui; ce n’est pas sur nous, docteur, qu’il faut (deurer, C'est sur l'État : les lois, la liberté bannie.

Tous les droits méconnus !

POLICASTRO

Knfin la tyrannie!

Si d'échapper tous deux nous avons le boidiour,

(jr j en doute, fuyons, en consei vanl l'iionijciir...

Celte injuste beauté...

Cette cour mensongère.

Où l'on trouve une ombre d'équité.

POLICASTRO

Sans doute : où le pouvoir aime la vérité.

Nous irons loin, très-loin; mats je dis, je proclaim'

A v<ii\ baur.

Ifi j'ose en |iaiiaiil crier... que c’est liirùme, yiio c’est mie injustice, uniles|H)tisiiie airreus... t'.liut! ou vient : taisons-nous!

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