‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 335 sur 669 · SCÈNE Vlll · texte numérisé non relu

SCÈNE Vlll

ALI'IION.SE, IHUK’.ASTHO, Al ltELIE, FtEATIlIN, SAS.SANE, ALBANO, l*OLLA, i.e bikos b ENNA, ! LE GIîAM) JLCK, LE M.viioi’is DE NOCLIïA, le î DUC DE SOllKLNTK; SÉ.XATEl'HS, D.VMLS li’UüNNEtJi; , I CUimTISAXS, G-^RDES.

Aurélie monlc <iir le trône: AIiiIkhikc et Pollca»(ro «ont A Vum’ I de» cUrûmiléA «lu tbéitre, et itersoiiiif no leur |iarle.

[ POLICASTHU, & At|>Uuii«c.

i Comme ou nous fuit tous deux !

Quels hommes!

ALPHOVüE.

Que d attraits! ma doiilcMir s'en augmente: Dilcâ-moi si jamais elle fut plus cliarmanle?

SASNAXE.

I Tuteurs de Son Altesse cl régents de l'État,

Devant lu majesté du trône cl du sénat,

Los ciiefs de la justice et les grands dignitaires ,

Par trois démissions libres et volontaires, Nüusdé{K)SOtis tous trois à riinaniuiilé I Le fardeau qu'à regret nous avions accepté.

Cet acte, revêtu de la forme prescrite,

Transmet à Son .Altesse un pouvoir sans limite ,

Kl le droit absolu d'élire un souverain,

Kn doiiiiaiit à son gré la couronne et sa main.

Il remet r»c(o A la princos<c.

Nous jurons au monarque entière obéissance.

At'RËLlS.

Nobles qui m’entourcï, promettez-vous d'avance. Faites-vous le serinent de Héclnr sous s;t lui?

TOIS I.KS PERNOAXAGES, CAVCplé Alpbome.

I Oui, nous le jurons tous.

I Al'RËLIE, «e retournant vera Aip>iOn«<'.

I (Jointe , VOUS ries roi.

(diercbons, pour y mourir, quelque rive élraiigère ! ^ peut-il ?

Pour y vivre.

I,\ PRINCESSE AURELIE. - ACTE V

LM ThUlâ llE<tK!«T!(.

Le conuc!

POLICASTRU.

O IxtIlIlCIII l

ALPUOISE, i*ôlani,'anl nu pi(Hl du irùnc.

La surprise!...

).ajute! est-il possible!

roi.LA, h \iir«He.

Excusez ma franchise ,

.Mais veuillez consulter Pacte signe par nous.

AIRÉLIE.

Je le connais.

Et je veux qu après vous nos annales Udèles Aux ministres futurs vous citent pour modèles.

] BASSAin, i Aureilo.

j Madame, en vous quittant j^avais tout découvert;

I Forcé de vous tromper, messieurs, j'en ai souffert. Mais d*un si noble choix Pcxcusc est sans réplique.

I A BéatrU.

j Comtesse, vous voyez dans quel but politique, j A la feinte avec vous contraint de recourir...

I BtATKIX.

I Je n’ai pas, monseigneur , de trène à vous offrir.

ALPHOaSE.

O ciel î

AIREUB.

Que me demandiez-vous!

A SatiUliic.

Pouvez-vous contester l'cclat de sa naissance?

A rolla.

N’a-t-il pas dans leseam|vs signalé sa vaillance? Marquis, votre suffrage est ici d’un grand poids. Qui plus que vous lantùl m'a vanté ses exploit? Le docteur a soigne sa dernière blessure.

POL1CA8TRO

Presque mortelle ! û Dieu ! c’est ma plus belle cure.

Avet: cfflulon.

J’ai donc sauvé mon roi !

AraELlB, .tuK rci;cii(^

Messieurs, le souvenir D'un dévniiemenl si licaii vivra dans l'avenir.

ALPHOSSE, tombant .ui pleE. de lA'prlncouc.

{ J'en reçois un de vous; mais vous savez, madame,

I Si l'éclat dus grandeurs avait séduit mon àmc.

AbttZUE.

I Alphonse, levez-vous. Prince,je vous remets Un sceptre que vous seul porterez désormais.

: Prenez : c'est sans regret que je vous l'abandonne ;

' Mais laissez-moi vous dire i quel pris je le donne. Vous allez commander i des sujets nombreux;

^ Ne régnez pas pour vous, prince, régnez pour eux.

' Cherchez la vérité, fût-elle impitoyable, j Ou faites-vous aimer pour vous la rendre aimable.

1 Aux lois, reines de tous, soumettez le pouvoir ; Soyez grand, s'il se peut ; juste, c'est un devoir. Soyez bon : la grandeur y gagne quelque chose. Kégiicz donc, et des soins que l'Ëtat vous impose, Qnanil le bonheur public n'exigera plus rien ,

.S'il vous reste un moment , vous penserez au mien

1':XA>IE^ CRITIOLE

DK L\ PRINCESSE AIRELLE,

l’Ali >1, invi<,»ii;r

Dp louii ouvr.iBi*« dp M. Qisimir DelHVi|;nc , ia Pnnrtsse Aurélie e«l cplui qui n obtenu le moins de repréàeti- (ulions; ce qui ne veut ihis dii-e qu'il ail eu Ik la te|ire«eiilalioii uiuin« de succès que les aulres, mais sculeiiient 1 que le succès a été luuitis soutenu, moins rc'teiilissaiil de vo}>ue, moins lu'illanl d'nfflueiice, qu'il a troinè moins de défenseurs dans ce t;r.ind nombre d'écrivaiits qui se ‘ coiTSliluenl du jour au jour les disiributrurs de la renom- | mée lUléraire el de la {'luire théâtrale. Si te inérile d'une i comédie dépendait des jii{;einenls portés sur sa première ' représeotation , de la foute plus ou moins nombiTUse qui se presse aux représf'iilaliuiij suivantes; si le temps et ; la rétiexioii ne disaient pas justice de ces arrêts précipités et enlevés à la lé{;érelé rapide d'une coin|)osilion de quel- : ques heures, ainsi qu'à l'influence inévitable des souve- ' nirt de la veille, il y aurait plus d'un siècle el demi que ' te Mieanthrope et Urilannicus seraient bannis de la ' scène française. Il suffirait de rappeler ce qui n'aura pas échappé dans son temps au sieur de Visé, que le chef- j d'œuvre de Racine ne fut , dans sa nouveauté , représenté I que trois fois , et que celui de Molière ne se soutint qu'à ; l'aide du bâton dont Sganarelle corrige avec délices les ' reproches de son impertinente moitié. |

Uu'arrive-l-il? Le temps marche , emportant avec lui ' les critiques éphémères. Ce qui est bon est bon et reste bon. Les imperfections, les fautes graves elles-méincs passent par le crible du vieux Saturne, ou, comme la lie d'un vin généreux, tomlient au fond du vase; ce qui survit , ce qui surnage , n’en parait que plus pur, plus naturel et plus énergique. Telle est la condilioii du toutes les choses d'ici-bas. Dans le domaiuc de la malièru comme dans celui de rin(elli{;cnce, il n'existe rien d’absolument |>arfai( , rien sans mélange. On a reproché, non sans quelque raison, à 7'ar/ u/e, rinvraisumblancc fduduniunlalu d'une donation que ia préstmt»; de deux liériliei*s direcis frap|H‘ de nullité; au Misanthrope , le vide, ou, si l'on veut , la faiblesse <le l’acUoii; ù Cinna, la muhililé du caractère priitcipal et le démenti <pii donne à rexallalioii lie sa rage primitive Cadorablc Furie; à la liag»mie de

Pkèfhe f le sacritice fait à un m‘u1 personnage de tous le.v |H*rsonnages de la pièce; à AnUromaqut* y un intérêt double et divergent. Que n'a-l'On pas dit el de la marxhe latiguissaiile d'Fsthcr, el de la note t'orlemcnl entachée de jésuitisme , communiquée au nom du grand pivtie Joad à la vieille Athâlie? Toutes ces critiques peuvent être fiuidées; {Kvur le moiiieiil , je ne le sais ni ne m'en soucie. S’il inc prenait jamais fantaisie de les réfuter, peut être la tâche serait moins glorieuse que facile; mais eithii. c<‘s critiques exisleul ; elles ont cours; elles ont occU|h' des esprits éclairés, mais prévenus, <|ui u'oiil cessé de comlmltre, au proHlde réputations naissantes, contre de>> réputations affermies par radmiration de vingt siècles. Hé bien ! adniirex la légitimité de ces critiques ; donnez b- Ih)Ii droit à ces censeurs (/ésin/êrejrsé.« de nos immorlellea proiliirtions; faites plus large encore , si vous Posez , l.i part des défauts! ne voyez-vous (>as que deux scènes de Moliénf , deux scènes de Phèdre, le récit de Cinnu , l<* inutiologiie d’Auguste, rachètent avec une usure judaïque toutes ces faiblesses sur la concession desi{uclles je uie résen erais au liesoin le droit de revenir, pour raison de ié sion énorme.

Qu’est'Ce à dire? moi , admirateur patsioiiué des maitres de la scène française, je mets donc/» Prinvesse .tu rélie dans la même classe , je l'élève à la même hauteur que les chefs-d'oruvre dramatiques des deux derniers siècles ! Ce n’est {K>iiit là mon raisoiinemeDt;inais je connais bon nombre de jeunes logiciens qui seraient de force à uie le prêter : je vais neUement expti<|uer ma pensée.

Com|>arer n'est pas égaler. Des objets multiples, quoique d’un mérite différent, soulieiineul le parallèle, ci ne 8iip|>osenl pas néamnoiiis i’égalitê. Quand Piiiégatilé est trop forte, quand il s'agit, par exein|de , de la Phèdre de Racine et de la Phèdre de Pradoii , l'idée seule d’un rappiochemeiU entre les deux {liéces est une niaiserie. Mais si , à quelque distance qu'il eu soit placé, l'ouvrage dramaliqiie que l'on met à côté de plusieurs autres se recommande par l'élégante correction du style , par Phannonir l»oéli<{ue du vers , par une intrigiii* à la fois forte dans sa

KXAMEN CKlTiyiE DE LA l'IllNCESSE AUnÉLIE.

(rnmc , vt délicate |>ar la flnessc des fils dont elle est lissue ; si les caractères en sont variés et su|)éricurcment soutenus; si les incidents dont elle est semée ne laissent entrevoir i|u'à l'œil exercé du connaisseur un dénoûment frappant de surprise et de soudaineté, n'y aurait-il pas, surtout à notre époque , injustice et dureté à lui refuser le droit dont ont Joui les plus illustres prédécesseurs du {>oete moderne, d'en appeler de la représentation à la lecture, et de réclamer comme eux, à défaut de la sentence imjiartiale du tliéâtre , l’arrêt définitif de la lampe et du cahinet?

C’est là en effet que doit se ramener toute la question. La lecture sera-t-elle plus favorable à ia princesse Aurélie que ne l'a été la représentation ? L'affinnative ne me parait pas douteuse.

La donnée, ou pour parler français (clause de ri- (;ueur quand on rend compte d'un ouvTajje de M. Casimir Delavigne), l’idée principale est spirituelle et piquante. Tromper un vieux tuteur qui veut épouser sans amour la fortune d’une jeune cl belle pupille, chose vul- Caire et facile ! Toutes les A|;nés, les Mariane, les Bosine, ont ouvert la voie à ces artifices comiques, et en ont enseigné les chemins ; U n’y a plus rien à faire sur nos théâtres pour de nouveaux Arnolphe, de nouveaux Harpagon, de nouveaux Bartholu. Mais qu’une jeune princesse, qui nedonnera sa main qu’avec une couronne, qu’.Vurélie, placée sous la vigilance rivale et jalouse de trois tuteurs ambitieux, dont chacun aspire à arriver [lar la possession de la souveraine à la |tossession de la souveraiiiclé, que celte femme qui n’a d’autre ex)>ériciiceque celle d'un amour secret qu'elle dissimule avec soin, et le sentiment d’uiic indépendance qu'elle ne sacrifiera qu'à l'objet aimé ; que celte femme , dis-je, vienne à bout de tromper tour à tour, et de tromper les uns par lesauli*es. (rois hommes, madrés ]K>liliqucs, trois hommes consommés dans les manèges de la diplomatie, et exercés dans toutes les pratiques d'un gouvernement italien : voilà certes une conception (elleinenl originale, que, sans l'art avec k'(|iic| elle est exécutée, die serait justement (axée d invraiseiiiblancc , et reléguée dans la classe de ces romans en dialogues qui depuis quelques années ont tristement remjdacé sur notre beau théâtre la |>einlure des mœurs, ou le dévdopi»cme‘nt des caractères liistori- <iues.

Eh bien! cette charmante mystification n'est pas au fond ce (jui amuse le [dus dans l'ouvrage; il en est une autre que je préféré , et j’ai trouvé plusieurs bonnes télés de mon avis : c'est celle qui a l’air de prendre |K>ur victime le beau, l'mtrépide, le jeune comte d Avdla, ramant impétueux de la princesse, dont il est adoré, et qui semble, pendant toute la pièce, l'objet privilégié de ses rigueurs et de ses injustices. Bien n’est plus plaisant que la situation désespérante de ce pauvre d’AvelIa, (]ui a été banni, ciue l'on rap|M-lle pour lui demander un coinptisévérc de son administration, et dont enfin, par un acte inuuf de clémence souveraine, on veut bien faire un ehrvalier de Malle, avec la pers[M.‘ctive assurée (car il t.iut luul dire) de la graiid'maitrise de l'ordre. D'Avella ihevaliei de Malte! l.imime le vœu d'un célibat [K-rjn*-

: tuel ferait bien les afinires de l’amant et surtout celles de la maîtresse! Ce|>endanl on peut exprimer en trèsbeaux vers le contraire de ce que l’on pense et de ce que l’un désire. Je ne résiste pas au plaisir de ciler cc court chef d’œuvre de duplicité féminine ;

' vojes qurlK nobles cLampsS vos exploits unverU'

Du joug de rinfldetu atTniiiuhir nos deux mers,

I Xe briilsnl sous la croix que d'uue chaste WreMC ,

I Avoir |K>ur maître Dieu, la t(loire pour maitri-ssc .

I Rival des Lascaris, des Viilers des Gozon,

A tant de noms fameux unir un plus ^nd nom : t'nlel vwu, le pasad m'en donne rasaurance,

0**A*)d II est fait par vou*, est accompli d'avance.

Toutes les actions, tous les discours de la princesse tendent, on le devine sans peine, à éloigner le sou[>çon I de son amour et l'idée de l’élévation prochaine du comte d'Avella. Les trois ministres, dont le consentement unanime est indis|)ensablc [>our autoriser le mariage d’Aurélie, amadoués par elle , et flattés , cliacim à |>arL, d’un plein succès, accordent une adhésion qui, d’après l’infaili libilité de leurs calculs, ne |>eut tourner qu’à leur avan- 1 lage personnel. Le conseil est assemblé; Aurélie monte I sur son trône; clic est entourée de tous les ministres, de tous les grands de l’Étal. Alphonse d’Avella, relégué dans un coin où |>ersonne ne s’aperçoit de sa présence, regarde avec une douloureuse résignation la solennité qui va lui enlever [tour jamais la femme qu’il aurait é|>ousée sous la bure, avec laquelle il aurait vécu fi)r(uué dans une cliaumièn^. Nobles qui m’entoure!, dit Aurélie;

I Xoble* qui m'entourez, promcttez^voii* <l'av;mcr.

r.tiU*fr-voux le serment de fléchir sous sa loi ?

I — oui, nous le jurons tous. — Comte, voiuètc* roi.

C'est, jusque-là, le dénoûment de Sèiniramis , avec une forme se*mblable et à peu près les mêmes expressions. La difl'éreiire est celle qui sépare une union Irès-légUiiiie. très-raisonnable, d'une alliance incestueuse et dénaturée. Aussi, au lieu du bruit du tonnerre, de la lueur des éclairs, de toute ccUe pompe céleste ou dialiolique qui , dans la tragédie de Voltaire, vient ap|»orter un obstacle dirimant à un mariage imi>ossible, on n’entend , dans la comédie de M. Dclavigiie, que les acclaimiüons unanimes d’une cour qui applaudit à un nœud aussi bien assorti, et à peine }>cul-on distinguer dnus ce concert de félicitations bruyantes , les murmures étouffés des trois vieux ministres. Ces messieurs voient bien c|u'en renonçant au trône, il leur faudra, pour comble de misère, K-signer encore leurs (rois beaux, leurs (rois utiles portefeuilles.

Dans une comédie dont la scène se passi' à Salerne, un médttcin est un [tersoiinage obligé. Potica»lro, méd*H'iii de la cour, est à son ikisIc; il égaie, par la généralité de sa luiiipl aisance oliseqiiieiise, ce qu'il y ado grave dans le sujet ; on rit de la naïveté de son érudition, et do si-s fanfarunn.idos médicales, comme du désap]K>mlomciil des trois iniiiistirs.

Avec le trc'iiio et la main de la princesse, 4t|>lioii!>e reçoit en cadeau de noces les conseils suivants que l'on no

Diyiiizuu by CjOU^It.

EXAMEN CRITIQUE DE

peut trop ré|>é(er. Les vers ue sont p.is de l<n mùme fnbrique que ceux du traductcurde V École de Salcme.

Alphonse , levci-Tous. Prince , Je voui remet» l'n sceptre que vous seul porterez dCsormjIs.

Prenez : c'est sans rctfrel que je vous l'abandonne :

Mais Uissez-mnl vous dire A quel prU Je te donne.

Vous allez commander a dessiiJcU nombreux;

Ite régnez pas pour vous, prince, rCgnez pour eux Cherchez la vCrlté, rùt-clle Impitoyable,

Ou falLcs-vous aimer i>our vous la rendre ainubic.

Aux lois, reine» de tous, sonincltez le pouvoir;

Soyez grand s'il se peut ; Juste, c'est un devoir.

Myoz bon : la grandeur y gagne quelque chou*.

LA PRINCESSE AüRÉLIE.

I HOgnez donc ; et des soins que l'filal vous impose ^ t^uaiid le botilieiir |uiMlc n'exIgera plus rien ,

! S'il vous reste un rnomeut, vous penserez au mien.

I On lira avec un vif plaisir, souvent avec un senUmeiu ^ vrai d'admiration , la Princetne Aurélie. Ou^nd le I Tliéâtre-Prançais , qui s'occupe , dit-on, de sa régénéra* I (ion, aura atteint son but, je veux dire, <|uaml il sera re- I venu au bon sens, au naturel et à la poésie, il renieUra la I PrinceA$e ^utvlie; clic public, pré|>aré par la lecture. . se portera en foule à la représentaliond'iin ouvraj^e d'au- I (aut plus agréable |>oiir lui, qu'il en aura été plus longtemps et plus itijuslement privé.

MARIM) FALIERO,

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