‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 344 sur 669 · FA 1.1 EMU · texte numérisé non relu

FA 1.1 EMU

En brave?

ISRAËL

En soldai de Venise.

FALIERU.

Sous plus d’un génOral?

ISRAËL

Un seul» (pli les vaut (ous.

r.^LICRO.

Cest trop dire d'im seul.

Non.

FALIERU.

Quel esl-il?

ISRAËL

(^esl vous.

FALIERU.

Israël!. . Oui, ce nom revient à ma uiéuioire, CA‘sl vrai, brave Israël, lu servis avec gloire; 'l'u cûiuballis sous moi.

ISRAËL

Mais dans des jours meilleurs,

Ou triomphait alors.

FALIERU, joie.

A Zara!

ISRAËL

(!omiiic ailleurs;

Vous commandiez !

FALIERU.

Allons : dis-inui ce ipii t'ainciio;

Il fto 1ère et »*appfoched'l»rael.

Parle à ton général, cl conle-lui la peine;

Dis, mon vieux camarade !

ISRAËL

El) bien donc je me plains...

M iusulter! oii l’a fait! Par le ciel et les saints,

Israël sans vengeance , cl réduit à se plaindre!... Pai'doM, mon général , je ne puis me eontraimlre : Qui SüuflVe est excuse.

FLLIERU.

Je l’excuse el le dois :

Ilapjieler sou alTionl, cesl le subir dcu.\ Ibis.

ISRAËL

Deux fois! subir deux fois rallroiil (|UO je lappelleî Que maudit soit le jour où , pour prix de mon 7ële. Votre prédécesseur, mais non pus votre égal,

Mc lit [wlron du |H>rt, el chef do l’arsenal !

FALIERU.

(’.’élail juste.

ISRAËL

El jK)urlanl, sans celte récompense.

Viendrais-je en suppliant vous conter mon otlcnsc? (’Jiargé par le conseil de travaux iniporlanls...

Je ireiiible malgré moi, mais de fureur.

FALIERU.

J’enieiuls.

I ISRAËL

I Je veillais à mon |H)8lc : un noble vieiil, déclaré I Qu'il faut quitter pour lui nos vaisseaux qii'oii ré|wn:. I II mallraile à mes jeux ceux (pii me sont soumis ;

Je cours les excuser; ils sont tous ine.s amis,

1 Tous libres, par saint Mur(; , gens de cœur, gens utiles. 1 Duis-je donc, pour un noble et ses Iravatrx futiles,

I Me priver d’iui seul bras sur la flulle occupé f I.e dois-je? proiioucez.

FALIERU.

Mou , ccrlc.

ISRAËL

Il m'a frappé!...

Que n’esl-ce avec le for !

FALIERU.

Du moins tu vis encore.

ISRAËL

Sanslioniicur : le fer lue cl la main déslioiiore.

Un souûlcl! Sur mon front, ce seul mut prononcé Fait iiioiiier tout le sang que l’Ulai m'a laissé.

Il a coulé mon sang dont la source est llëlrie ,

Mais sous la main d'un noble et non pour la patrie;

I L’outrage est écrit là : sa bagne en rimprimaiil : A creusé sur ma joue un sillon iitraiiiaiil.

] .Montre donc inaiiitcnant, montre les cicatrices,

1 Israël , la dernière a pavé tes services.

j l'AUKBO.

■ El ralîroal (péoii l’a fait...

ISRAËL

I Je ne l'ai pas rendu ;

Je res|K!cle mes chefs. -V prix d'or j’aurais dû Mc défaii-e de lui sous le slviet d'iiii brave.

.Mais j’ai dit : Je suis libre, on me traite en esclave; Pour mon vieux général tous tes droits sont sacrés, il me rendra justice; et vous me la rendrez.

FALIERU.

‘ On ne me la fait pas; coiiiinciil puis-je la rendre?

MAniNO FALIERO. - ACTE I.

I^RAEi..

l)n ne vous la fait pas? à ^uu$! pourquoi rallcndre? Si j’clais doge...

EAtlEBO.

Eh bien ?

ISRAEi.

Je...

FALlCao.

Il comprend donc scs droits?

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