LION
Mallieureux!
Quel orgueil fanatique ou quel mauvais génie : De censurer les grands l'inspira la manie?
I BERTRAl.
I Je leur dois tous mes maux.
LIÜNI.
Bcrlram, sans mon appui,
! Surlci>ont des Soupirs lu passais aujourd’hui ;
. On t'oubliait demain.
BERTRAM
Je demeure immobile;
Quoi! le pont des Soupirs!
LIONI
Sois un artiste habile,
I Un sculpteur sans égal ; mais pense à les travaux ,
I Et, quand tu veux blèmcr, parle de les rivaux.
; L’Étal doit aux l>eaiix-aris laisser cc privilège,
Ccsl ton droit; plus hardi, lu deviens sacrilège.
j {IF.RTRA1.
On ne l'est i{u envers Dieu.
I LIONI
Mais ne comprends-tu pas I Que ceux qui peuvent tout sont les dieux d'ici-lias?... ' On l'aime à Biallo, dans le peuple ou l’écoute,
' Dis que je l’ai sauvé : lu le diras?
MAIUNO FAMERO. — ACTE II.
Sans doute:
De raconter le bien le ciel nous Tait la loi.
UüRI.
Et d'oublier le mal; mais tes pareils et toi,
Les mains jointes, courbés sur vos pieux symboles. Des pontifes divins vous croyez les paroles :
Du pouvoir qu'ils n'onl pas ils sont toujours jaloux , Et vous ouvrant le ciel , ils le ferment (>our nous.
BEBTRAV.
Non pourvous, uiaispourceuxquc leur Dieu doit mau*
[dire.
LIOXI.
Tu le crois saint, Bcrlram, et tu crains le martyre. La torture...
Mourir, monseigneur.
; .Mais comptez sur ma reconnaissance.
LIOXI.
Mc la prouver, je crois, n'est pas en la puissance.
BERTRAX.
Le dernier peut un jour devenir le premier.
Ah! pitié!
LIUM.
Des grands parle à genoux.
BEETRAV.
De ma haiiiccontre eux je vous excepte, vous.
I Dieu nous l'a dit.
I LIOXI.
i Garde-toi d’oublier
I Que des vertus ici l'humilité cliréliemie I Est la plus nécessaire , et ce u'est [m la tienne. Sténo!... sors.
Que leur reproches-tu?
Ma misère.
Travaille, tu vivras.
Sois sage ,
Promettre est leur usage :
Car rivoirc ou l'éltènc à leurs yeux est sans prix , Quand il doit de mes malus passer sous leurs lambris. Mais l'ont-ils, ce travail achevé t>our leur plaire, J'expire de besoin et j'attends mou salaire.
LIOXI.
A-t-on des monceaux d'or pour satisfaire à tout?
Je les verrai. Mais parle , on célèbre ton goOt ;
Quels marbres, quels tableaux,aux miens sont compara- Regardc tes apprêts que l'en semble? [bits?
DERTRAX.
Admirables !