‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 359 sur 669 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

Si le son me Iraliit , Je qui suis-je complice ?

De qui suis-je l'égal , si le sort m'est propice 1 De ceux dont nous heurtons la rame ou les filets. Quand ilsdorment a l'ombre au seuil de nos palais. De pécheurs , d'artisans une troupe grossière Va donc de ses lambeaux secouer la poussière ,

Pour envahir nos bancs et gouverner l'Ivlat?

Voila mes conseillers , ma cour et mon sénat !...

Mais de nos sénateurs les aïeux vénérables ,

Qui sont-ils? des péclieurs rassemblés sur des sables. Mes obscurs conjurés sont-ils moins à mes yeux?

Des nobles à venir j'en ferai les aïeux,

Et si mon successeur revoit d'eux un outrage.

Il suivra mon exemple en brisant mon ouvrage. Cestdonc moi que je venge?... Objet sacre, c'est toi! ÉIcna , noble amie , as-tu reçu ma foi Pour que ton protecteur te livre à qui t'offense? Puisque leur lAchcté m'a remis ta défense ,

Je punirai l'affront... Et s'il est mérité?

Qui l'a dit?... Au transport dont je suis agité Je sens qu'elle devient ma première vietime;

Elle expire : ellcest morte... Ah! ccdouseest un crime. La voici ! qu'elle parle et dispose à son gré Du sort et des projets de ce cœur déchiré !

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