‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 365 sur 669 · TROU · texte numérisé non relu

TROU

Comme Rieiro scs chants en côloyanl la plage ;

I Comme toi , les objets façonnés par ton art.

I Ton ciseau te fait vivre, et moi c'est mon poignard.

I L'intcrél est ma loi; l’or, mon but; iua|>alric ,

I Celle où je suis payé; la mort, mon industrie.

I BERTRAM

I Strozzi, ton jour viendra.

^ PIETRO

Fais trêve à les leçons.

Leurs palais sont .i nous; j'en veux un : cliuisissoiis.

RERTROI.

11 en e.si qu'on épargne.

* PIETRO

.\ucnn. Rerlrara, écoute :

Si je le croyais faible...

STROZZI

Foi de condottiere! si lu tiens ta parole,

A toi le collier d'or du premier que j'immole.

BERTRAM

On ne l'est pas snus doute , En jugeant comme Dieu qui sauve riimocent.

MAIUNO FALIERO. - ACTE III

PIETKO.

Pus un seul d'épargne!

STHüUI.

IAis un !

PIKTaO.

Cucrreau puissant!

A son or !

STtOZZI.

PIETIO.

A SCS vins de Grèce et d'Iulic !

8TKOU1.

ilespccl aux lois !

Pimo.

Hcs|>ccl au serinent qui nous lie!

Plus de patriciens! qu’ils tonihent sans retour ;

Et que dans mon palais on me serve à mon tour.

6BRTBAI.

Qui donc, Pictro?

8TEOUI.

Le peuple: il en faut un peut-être.

PIETRO

Je veux un peuple aussi; mais je n’en veux pas être.

BSaTRAI.

Si, pour leur succéder, vous renversez les grands, Sur les tyrans détruits mort aux nouveaux tyrans!

PIETRO, prenant ton poignard.

Par ce fer!

SCÈiNE II.

lAUEIlO.

Il t'avance Apat lenU et t'arr^lu «levant talnl Jean et Paul. Minuit!... personne encor! je croyais les surprendre ; Mais mon rôle commence, et c’est à moi d'ailciidre. Mes amis vont venir... Oui, doge, les amis.

Ils presseront la main. Dans (picls lieux? j'en rrétnis ; Deux princes dont jesors donnent dans ois imirailles; Ce qui n’est plus que cendre a gagné des batailles.

Ils m’entendront!... Eli bien! levez-vous à ma voix. Uegartiez ces cheveux blanchis p.'ir tant d'exploits , Et, de vos doigts glacés comptant mes cicatrici'S, .Aux crimes des ingrats mesurez leurs supplices!

O loi, qu’on rapporta sur ton noble étendard,

Vaincu par la fortune où j'ai vaincu plus lard, Vaillant Ordelafo, dont je vois la statue,

Tends cette main de marbre à la race abattue;

Et loi, qui succombas, rongé par les soucis,

D'un trône où sans honneur je suis encore assis; Mânes de mes aïeux, quand ma tonilje royale Entre vos deux tomlieaux remplira l’intervalle J’aurai vengé le nom de ceux dont j'Iiérilai ,

Elle rendrai sans tache à leur [Kislériiuî

BBETRAl, levant leaicn.

Par le ciel!

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