ACTE TROISIEME
l.a place (le (Hiint Jean cl Paul: l'église d'un côté, le canal de l'autre : nne statue au milieu du IhcAlrc. Prissdu canal une madwtie érlairéc par une lampe.
SCÈiNE PREMIÈRE.
PIBTBO.
Que fait Strozzi?
STROUI.
J'appréic, aux pieds d'un oppresseur Le stylet qui tuera son dernier successeur.
PIBTRO.
PIETRO, BERTRAM, STROZZI, aiguisaui hh tttjlcl sur les (Ugrcs du piédestal.
PICTRO.
Bei'lram, lu parles trop. i
BERTRAM
Quand mon zèle m'entraîne.
Je ne consulte pas votre prudence humaine. I
PIETRO. j
J'ai droit d en murmurer, puisqu'un de tes aveux Reut m'envoyer au ciel plus tôt que je ne veux.
Le doge !
eCRTRAH.
Il insulta, dans un jour de colère , Un pontife de Dieu durant le saint mystère ; Qu'il meure !
PIETRO
Je le plains.
STROZZI
Moi, je ne le hais pas.
Mais scs jours sont à prix : je frappe.
BXaTRAH.
Ainsi ton bras
S'enrichit par le meurtre, et tu vends ton courage.
PIETRO
Je le crains, meme lors<]u'il pardonne.
BERTRAM
Rietro le gondolier ne se fie à personne.
PIETRO
Riclro le gondolier ne prend pour confidents,
Quand il parle tout haut, que Ic.s Ruts et les vents.
BERTRAM
.Muet comme un des Dix, honnis les jours d'ivresse.
PIETRO
C’est vrai , pitMix Berirain : cliaciin a sa failile.vst» ; .Mais par le Dieu vivant !...
BKIiTR.V«.
Tu profanes ce nom.
PIETRO
Je veux justpi au succès veiller sur ma raison.