‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 370 sur 669 · FEB5A5DO · texte numérisé non relu

FEB5A5DO

j . GrAce ! Dieu vous cniend :

Désarmez le courroux de ce Dieu qui m’aUciuI.

! FALIEBO.

Comment punirait-il ta désobéissance?

L*arrét qui doit t’absoudre est prononcé d’avance.

Je le bénis. En paix de mon sein paternel Va déposer ton Ame au sein de l'Elcrnel.

Ne crains pas son courroux; fùl-il inexorable,

Il ne trouverait plus où frapper le coupable;

Je l’ai couvert, mon fils, de pardons et de pleurs.

FER?(AHDO.

Mon père, embrassei-raoi... Venise... et toi... jcracurs! ISRAËL, a Failero apr^s un moment do tiience.

Balanccz'Vous encor?

' FALIEEO, qui tc reievc en ramauant rdpée de Fernando.

1/arme qui fut la sienne , De sa main défaillante a passé dans la mienne.

' Juge donc si ce fer, témoin de son trépas,

Au moment décisif doit reculer d'un pas. Vengeance!... Au pointdujour!... Pour quitter sa de- Qnccliacun soit debout dès laqualrièmc heure, [meuve. Au portail de saint Marc, (war diflerents chemins. Vous marcherez, le fer et le feu dans les mains,

En criant : Trahison! Sauvons la république! f Aux armes! Les Génois sont dans l'Adriatique!

Le beffroi sur la tour s’ébranle à ce signal ;

Les nobles, convoqués par cet appel fatal ,

Pour Vider au conseil, en foule se répandent ' Dans la place où déjà vos poignards les altciident.

A l'œuvre! ils sont à nous! Courez, moissonncz-les !

[ Qu’ils tombent par milliers sur le seuil du (wiais.

' AStroizl.

Toi, si quelqu'un J'entre cui écli.'ipp.iit au carnage ,

: Du pont de Itialto ferme-lui le passage;

{ ABerlmn. A Pletro.

Toi, surprends l'arsenal; loi , veille sur le poi l ;

j Israël, à Saint-Marc; moi, partout où la mort Demande uii bras plus ferme cl des cou|>s plus terribles. Relevez de mon fils les restes insensibles :

' Mais, par ces tristes jours dont il était l'appui Parées pleurs menaçants, jurez-moi , jurez-lui Qu'au prochain rendez-vous où les attend sou ombre , Pas un ne manquera, si grand que soit leur nombre ; Qu'ils iront à sa suite unir en périssant ' Le dernier de leur race au dernier de mon sang.

Par vos maux, par les miens, par votre délivrance, Jurez tous avec moi : vengeance , amis!

I TOt'S, excepie Brrlram, en etviul.nl leur. epCc. .ur le cailAvr. de FernamiQ.

Vengeance !

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