‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 376 sur 669 · LI01I. I · texte numérisé non relu

LI01I. I

Parle donc. |

BERTRAM

l'Lh bien!... |

rAI.tRRO.M l«rint.

Quoi?

BRRTRA1I.

Je vais tout dire.

LtOfll.

Enfin!

B1RTRA1,AU (loge.

\ VOUS seul.

FAURBO.

Saivex-moi.

Falunl unaigneà LIodI.

Je reviens.

SCÉ.\E VI.

LIONI

Il me sauve , et c'est moi qn'il redoute ! Le doge l'épargnait ; mais par bonté sans doute.

Ses longs ménagements me semblaient superflus : Pour un patricien qu’aurail-il fait de plus?

Il interrogeait mal ; point d'art! aucune étude ! Mais a-t-il, comme nous, cette froide b.abitude De marcher droit au but, sans pitié, sans courrouv . Et, si la mort d'un seul importe au bien de tous.

De voir dans la torture, ô nos yeux familière.

Le chemin le plus court qui mène i la lumière ? C'est étrange : Bertram frémit en l'abordant.

Et ne veut à la fin que lui pour confident.

On eôl dit qu'en secret leurs yeux d’intelligence... Voilé do mes soupçons! J'ai tort : de l'indulgence! Par l'ttgcct les travaux le doge est affaibli...

Mais au dernier moment d'où vient qu'il a péli ? Réfléchissons : j'arrive, cl, contre mon attente,

Il est debout ; pourquoi ? point d'alEiirc importante. Quel soin l’occupait donc? Mon aspect l'a troublé; Il s'csl remis soudain , mais il avait tremblé.

Il nourrit contre nous une implacable haine :

S’il osait... Lui! jamais!... Chancelante, incertaine, La duchesse en parlant semblait craindre mes yeui. Son effroi la ramène; il faut l’observer mieux ;

Je lirai dans son coeur.

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