LI01I. I
Parle donc. |
BERTRAM
l'Lh bien!... |
rAI.tRRO.M l«rint.
Quoi?
BRRTRA1I.
Je vais tout dire.
LtOfll.
Enfin!
B1RTRA1,AU (loge.
\ VOUS seul.
FAURBO.
Saivex-moi.
Falunl unaigneà LIodI.
Je reviens.
SCÉ.\E VI.
LIONI
Il me sauve , et c'est moi qn'il redoute ! Le doge l'épargnait ; mais par bonté sans doute.
Ses longs ménagements me semblaient superflus : Pour un patricien qu’aurail-il fait de plus?
Il interrogeait mal ; point d'art! aucune étude ! Mais a-t-il, comme nous, cette froide b.abitude De marcher droit au but, sans pitié, sans courrouv . Et, si la mort d'un seul importe au bien de tous.
De voir dans la torture, ô nos yeux familière.
Le chemin le plus court qui mène i la lumière ? C'est étrange : Bertram frémit en l'abordant.
Et ne veut à la fin que lui pour confident.
On eôl dit qu'en secret leurs yeux d’intelligence... Voilé do mes soupçons! J'ai tort : de l'indulgence! Par l'ttgcct les travaux le doge est affaibli...
Mais au dernier moment d'où vient qu'il a péli ? Réfléchissons : j'arrive, cl, contre mon attente,
Il est debout ; pourquoi ? point d'alEiirc importante. Quel soin l’occupait donc? Mon aspect l'a troublé; Il s'csl remis soudain , mais il avait tremblé.
Il nourrit contre nous une implacable haine :
S’il osait... Lui! jamais!... Chancelante, incertaine, La duchesse en parlant semblait craindre mes yeui. Son effroi la ramène; il faut l’observer mieux ;
Je lirai dans son coeur.