C.’csi Jeanne
VARIE
Ou vous a |wrlé d'elle?
LE DAIPUIA.
Et puis d’une autre encor.
MARIE
Oui donc ?
LE DArPUtV.
Klie était l>cUr.
Oh! Iielle... comme vous.
Ueprciions.
LE IIAlPlin.
Du feu roi,
Qui l'aimait d'amour tendre, clic reçut la foi.
MARIE
Qui vous a dit cela?
LE OAlPUn.
Tout le monde et jicrsonne :
On raconte, j'cconie; et, sans qu’on le soupçonne.
Je répète à pari moi chaque mol que j’cnlend ;
Mais dès qu’on parle d’cllc, inquiet, palpitant.
Un trouble qui m’étonne à ce doux nom m’agite :
Je sens mon front rougir cl mon cœur bat plus vite. Je sais que pour lui plaire il déût les zVnglais ,
Qu’on lui donna des fiefs, des joyaux, des palais :
Car un roi peut donner tout ce que bon lui semble , Tout, son cœur, sa couronne et son royaume ensemble. Moi, pauvre enfant de France, à qui rien n’est permis , Sans pouvoir dans le monde cl presque sans amis. Qui ne possède rien, ni joyaux, ni couronne,
Je n’ai que celle bague, cb bien ! je vous la donne.
MARIE
Que faites-vous?
LE OAl’PHIV
Prenez.
VARIE
Monseigneur !
i.r. n.AiPnn.
La voilà.
Elle a peu de valeur : n’importe, acccpiez-la;
F.l si je rt'giic un jour...
VARIE, avec effroi.
Paix!
LE DAl'FDIV.
Monlrez-moi ce gage :
Ma parole royale , ici , je vous l'engage ;
Ma foi de clievalier, je vous l'engage encor, j Qu’il ii’esl litre si noble ou si riche trésor.
Ni faveur, ni merci, ni grâce en ma puissance ,
Qui vous soient refusés par ma reconnaissance.
VARIE
Votre Altesse le jure : en lui rcnfbnl ce don.
Même d'un exilé j'obtiendrai le {uirdon?
LE RAI'PHIR. vivement
Quel est-il?
LOUIS XI. ~ ACTE II
KAIIE.
Un Français qui pleure sa patrie.
LB DAlPHn
Vous l'aimez ?
MAMB.
Pourquoi non?