L.eurs droits sont reconnus par Votre Majesté
El libres...
LUCIS
Je le sais : liberté! liberté!
Vieux mol qui sonne mai, que je suis las ü'eulcndiv;
; 1! veut dire révolte à qui siiillc coinpren«lre.
Libres! des paysans, des cliass<uirs de chamois!
I Leur pays ne vaut pas mes revenus d'un mois.
{ rotniiXE.
! Ils ii'en savent pas moins le défendre avec gloire . j Et le duc de Uourgogne...
Lotis.
! < b) devait, ù les tToire ,
I Pour ménager leur temps, ni ’éveiltor ce malin.
> Montagnards sans respect! et sur leur front liaul.iiii, I Hrûlé des vents du uoi'i!,dans leurs glaciers stérile^, Eue sauté!...
OI.IVIKH.
I Mon Dieu ! sire, les plus déiiiles
Sont celles (pii souvent tiennent le plus longtemps : Sans ui'cn porter iiioins bien je meurs depuis vingtuiis.
i l-OllS.
; Pauvre Olivier! mais va, reçois-les; fais en sorte i Que ces pâtres armi's n'assiégciit plus ma porte.
I Libres! soit; mais ailleurs. Qu'ils parltuil, je le veuv.
' Contre mon beau cousin prendre parti {Mxiretix, Moi! j'en suis iiicapable,ct je prétends le dire Au comte de Uéthcl, pour |>eu qu'il le désire.
Bjib A oliviof.
Traite avec eux.
OLIVIER, (le lUéUK'.
I Commciii?
I tous.
! A ton gré; mais sois pruiiqu.
Duiiiie ee qu'il faudra, promets ce qu'ils voudront.
OLIVIER
; Il suflit. » *
! LOLIS,bxul.
Des égards, et fais-leur bon visage,
Qu’un splendide l>aiiquet les dispose au voyage.
Mes Ecossais et loi , diargez-vous de ce soin.
A voix baue.
I Avec nos vins de Kranec on peut les iiieiier loin;
Des Suisses, c'est tout dire.
A Coiܫr.
. Où vas-ui?
! COlTiBR.
I De la fête
Je veux prendre ma part.
I i.uits.
j Va donc leur tenir tete;
I Mais do par tous les saints, (Voilier, veille sur loi
j COITIEH.
I Uépomicz-mui de vous, je vous réponds de mm.
LOUIS XI. - ACTE II
Lotis, pcaOant que Collier l'ololgne.
Indulgents pour leurs goûts, sans pitié pour les nûtres, Voilà les médecins.
COITIER, revenant.
Oui , sire, eux et bien d’autres.
Dont Votre Majesté cependant fait grand cas ,
Qui prêchent l'abstinence et ne l’obscrTent pas.
Va, railleur!