‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 431 sur 669 · X.ABTHE, ■‘euuyaot la Joue · texte numérisé non relu

X.ABTHE, ■‘euuyaot la Joue

Uicu n’esl sacré pour eux.

UIDIEB.

Ils nous font plus de mal Que le vcnl, que la grêle et le gibier royal.

RICHARD

Travaillez donc! Uentrez vos recolles nouvelles, Pourque, fundaiil sur vous de leurs nids d’hirondelles, Ils vieniienl, par volée, apporter la lerreur,

La honte et la disvUe où s’abat leur fureur.

MARTHE

Ils ont du pauvre Hubert séduit la fiancée.

RICHARD

De mon unique enfant lu vie est menacée.

DIDIER

Quand les verrons-nous donc mourir jusqu’au dernier, Lux, et quelqu’un encor?

MARCEL

Craiid merci!

11 en était.

OLIVIER

Je l’estime.

MARCEL, bu à Iwlbc.

MARTHE

Tais-toi.

OLIVIER

I Que la fêle s’anime :

; Allons! riez, dansez! le roi le veut ainsi;

I II fait de vos plaisirs son unique souci.

MARTHE

Au frais, sous la feuillée, on s’est mis eu cadence ; Nous n’avions garde au moins de manquer à la danse, I Vu que le grand prévôt nous a fait avertir D'avoir, midi sonnant, à nous bien divertir.

RICHARD

Lt sous {>einc sévère!

MARCEU

1 II n’adiiict pas d’excuse,

I Le bon seigneur Tristan, quand il veut qu'on s’amuse, j Aussi vous concevez qu'on est venu gaiement.

Et nous nous amusons de premier mouvemeiii.

C'est bien fait. ,

MARTHE

De tout cœur.

Cliiil! messire Olivier!

lùi place : le voici !

Quel plaisir!... Jusqii'fi demaiti .Sauloiis .TU bruit du tambourin ;

Pour étourdir le chagrin.

Fillettes.

Mu.K'Ucs,

Uêpétez iDuii refrain !

I OLIVIER

I Je vous en félicite.

I 11 se peut que le i oi de ce beau jour profile.

I DIDIER

roi !

ÜLIAIER.

QuM vienne ici.

MARCEL

Parmi nous!

scÉMi; II.

LKS PKfcCLDE.NrS, OLIVIEU.

OLIWEB.

Dion! mes amis, courage !

C'est signe de boidieur quand on cbaiitc au village.

MARCEL

Vous voyez, monseigneur, si nous sommes joyeu.\.

OLIVIER

Je venais ici même en juger par mes yeux .

J'aime le i>oiiple, moi.

OLIVIER

I Oui vraûueiU,

Qu’as-lu donc?

I M.ARCEL.

I C’est la joie cl le saisissement.

Le roi!

OLIVIER

Que direz-vous à cet excellent maître?

\ous allez lui parler, mais sans le reconnaUre.

MARCEL

1 Je ne l'ai jamais vu qu’à travers les barreaux.

Lu soir que nous dansions l;»-bas, sous les créucau.x.

LOUIS XI. — ACTE II!

Qnaii«l je dis : je Tai v», j’explique mal la chose : J’ai voulu regarder; mais un roi vous impose.

OI.1VIBII.

Avais-lii peur?

lARCEt..

Moi, peur! non, mais en y pensani.

J’avais comme un res|>ee( qui me glaçait le sang. Hiehard, lu vas parler.

RICBARO, A Didier.

Toi!

XARTDE.

J'en fais mon anuirc;

Moi, si l’on veut.

OUVIER.

Vous tous. 11 faudra le distraire Lui réjouir le cœur par quelque vieux refrain.

Par quelque lK>n propos.

UARCEI..

Il a donc du chagrin^

Non pas ! lui ré|H;ler qu’il se porte à mcneillo.

MARTHE

il va donc mal?

OLIVIER

El non! lui conter à l’oreille.

Tout ce que vous )>cnsez.

MARCEL

Comment, tout?

OiniEB.

Pourquoi non ? !

MARCEL

Bien ! moi, je me plaindrai des gens de sa maison. j

MARTUE. j

Moi, de scs Écossais.

DIOlKB.

Moi, de la vénerie.

RICHARD

Moi, do la taille.

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