I.OL
Je souffre.
MARCEL
Au jour de l'écbéanco
LOUIS XI. — ACTE III
Force est bien, maigre &oi, d'acqiiiuer enfance!. Quel homme avec la mort a gagné son procès ? LOVI9, M levant.
Tu ne la crains donc pas la mort?
UAACEI.
Si j'y pensais ,
J'aurais peur comme un autre, encore plus, j'imagine : Mais pourquoi donc penser à ce qui vous chagrine? Pour peu que le curé nous en parle au sennon ,
Moi, je pense vignoble et je rêve moisson ;
Ou je me dis tout bas ceci qui me console :
Noire petit Marcel est beau que j’en raffole.
Tous les ans il grandit : moi , mon temps , lui , le sien. Amassons pour qu’un jour il ne manque de rien ;
Que l'enfant nous regrette. Aussi bien, quoi qu’on fasse, Il faut que tôt ou tard votre fils vous remplace.
LOUIS
Mais le plus tard possible.
MARCEL
Ab ! c'est mieux.
OLIVIER
Ignorant !
J'ai tort.
DosmétIecins le savoir est si grand !
MARCEL
Je parle du barbier de notre voisinage,
Et l'on sait ce que c'est qu'un barbier de village.
Loi’is, qui frappe cur l'épiule d'Ollvler en rlanl.
Par Dieu ! voici quelqu'un qui le sait mieux que toi , Tout ministre qu'il est.
lARTBE,
Qu’on maudisse le vont.
Quand il abat les fruits ou découvre la grange;
I L’orage, quand trop d'eau fait couler la vendange,
; L’orage ni le vent ne s’en fâcheront pas;
Les grands c’est autre chose : on a beau parler b.as,
. Tout ce qu’on dit sur eux leur revient à l’oreille,
' El l’on pleure le jour d'avoir trop ri la veille.
I OLIMER.di Marlbe.
I Pourtant si quelqu’un d’cu.\ disait du mal du roi,
! Vous le dénoncericE?
I MARCEL
C’est bien chanceux...
j LOLI.H.
j Pourquoi?
, L’argent qu’on gagne ainsi nous porte préjudice.
OLIVIER
Reves-tu?
I MARCEL
Vos moulons meurent par maléfice ;
Vos blés sèclicnt sur pied. Tenex, l’autre malin.
Le fermier du couvent dénonça son voisin ; j La grêle à ses vergers fit payer sa sottise,
Tout péril, et (lourtanl c'était du bien d église.
OLIVIER
Maître fou !
MARCEL
Je l'ai VU : demandez a Richard.
RICJIARO.
j Cosl sdr.
OLIVIER, « Marcel.
Pourquoi ris-tu?
MAICIL.
LOl'Is, «évèrement.
Dieu l'a |iuiii d'avoir parlé trop lard.
«AReei..
Qui , moi?
(ie Acigneur dit un mot qui me semble agréable :
J'en ris.
loei...
Vous l'appelez maître Olivicr-lc-Diable; G)nvicns-en.
MARCEL, vivement.
Non.
Je vous crois; après tout, Dieu veuille avoir son dmc! Que vous sert votre argent si l’enfer vous réclame? Aussi mon cœur s’en va quand je vois sur le soir Le convoi d’un défunt, les cierges, le ilrap noir,
Et l’office des morts avec les chants funèbres ;
Je me dis : les démons sont là, dans les ténèbres.
Ils vont le prendre, et l'or, qu’il aimait à compter. Des griffes de Satan ne peut le racheter.
Loris.
Si lait.
MARTHE, * Marcel.
Trop jaser nuit souvent :
Bouche close !
l-OtlS.
Entre amis
, Lons.
: Je me sens mal.
OLIVIER, A Marcel.
I Poltron !
MARCEL
J’en conviens, je fris.sonnc ; Pourtant j’ai l>on espoir ; je n'ai tué personne.