LUC
Tu ne le verra.s |>as.
MARIE
Pourquoi ? si le hasard {lortail ici scs pas...
Lons.
Le hasard ?
MAMIE
Eh bien! non ; je dois tout vous apprendn'; Sur un mol de sa main j'ai promis de raltemire.
Ou soupçonne aisément quand on n'est pas heureux ; xSurpris de mon absence et trompé dans scs vœux. Que dira-t-il?
J'y songe , et me fais eonscieiiee D'éveiller dans son cœur la moindre défiance ;
Pauvre Nemours!... Écoute : il se croit inconnu ;
De le désabuser l'instant n'est pas venu.
Par d’iiU|H)rlaiits motifs, qui nous font viulenee.
Ton |>èrc, ainsi que moi, nous gardons le .silence :
Eu l'iiistruisanl trop tôt tu le jierds {>our jamais. MAMIE.
Je me lainii.
Lotis.
J’y compte, cl lu me le promets Devant la Vierge sainte, objet de tes hoiimiagcs,
Qui hi'iiil sur l'autel les heureux mariages.
Tu lirentcnds : ne va pas l'oublier un moment,
Elle me le dirait.
MAMIE
Non ; j'en fais le serment.
LOUIS
A part.
{ C'est bien: Dieu l’a reçu. Nemours!... |K>tir qu'il expire, Un mot de moi sulTlt, uu mot... dois-je le dire?
J'y vais [lenser. Tristan!
I A Marie.
i Je le laisse en cc lieu ; .
! Il la batac aur le Troiil.
Mais la Vierge t'écoule. Adieu , ma fille, adieu !