SCENE VIII
M.vniE.
Qu'il m'est doux cc baiser, gage de sa clémence ! Mais , hélas ! cette joie inespérée , immense ,
LOUIS XI. - ACTE 111
Qui m’ailcndril, m’oppresse cl vomirait s’épancher, Elle inonde mon cæur, il faut la lui caclær.
Je le dois : en parlant je deviens sacrilège.
Sainte mère de Dieu, dont le nom me protège,
O vous, dans mes chagrins mon céleste recours, Dans ma joie aujourd'hui venez à mon secours; llendez mes yeux muets cl faites violence A l'aveu qui déjà sur mes lèvres s’élance;
Prêt à s'en échapper qu’il meure avec ma voix.
Je tremble, je souris et je pleure à la fois.
Dieu! que je suis heureuse! il vient.
MARIE
Quand mes mains cueillaient dans la rosée L’offrande qu'à l'autel lantdt j’ai déposée,
La Heur que feuille à feuille interrogeait mes doigts M’a dit que vous m’aimiez, Nemours, et je la crois.
.V EMU CRS.
£mu par vos discours , je inc comprends à peine : (^senlimcnt profond suspend jusqu'à ma haine.
M.VRIE.
Pourquoi haïr, Nemours? il est si doux d’aimer !
REMOCRS.
Pourquoi , grand Dieu !