‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 448 sur 669 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

LES puécEdeuts, I.E dauphin, DUNOIS, TORCY.

LS DAUPHIX , •‘CUDxanl vers le roi.

Mon père!

LOUIS

Eh quoi ! sans ordre ? .

LE D.U'PHin.

Un message imjiorlanl...

Pardonnez! mais la joie... il arrive à l'inslani ; Cliarles, votre ennemi...

LOUIS

Mon ennemi ! Qu'entends-je?

Qui? lui, mon allié, mon frère!

LE DAUPBIS.

Dieu vous venge :

Il est vaincu.

LOUIS

Comment?

LE DACPBIS

Vaincu devant Nancy, a EMOU as.

Charle?

LOUIS

En êtes-vous sûr ?

LE DAUrUI.S.

Les seigneurs de Torcy,

De Dunois cl de Lude en ont eu la nouvelle.

Nemours!

sEaouas.

Je suis connu.

LOUIS

C'est aussi vrai , parjure ,

Qu'il l’est qn'envers ton Dieu coupable d’imposture. Coupable envers ton roi de haute trahison.

Tu mentais à tous deux par ton titre et ton nom.

Le ciel dans sa justice a trompé ton attente.

Qu'on s'assure de lui.

nEaocES . imm tan <pce.

Malheur à qui le tente!

Aut Chevaliers de «a «uUc.

Qu'on l'osc! A moi , Bourgogne!

A moi, France!

FEAITÇOIS DE PAl'LE, MUIsssntlacroIx dans 1rs mains J'un prdtro cl s'«lâiu;aol ctUro les deui parlls.

Arrêtez ,

Au nom du Dieu sauveur à qui vous insultez!

KIIOI'RS, halsuDl son <ipée comme les aulres chevaliers.

Ma fureur m'égarait, et ces preux que j'c.\pose. Vaincus sans nie sauver, périraient pour ma cause. Arrière, chevaliers! si Charle est Irioiuplunl,

La terreur de son nom mieux que vous me déicnd ; S'il n'csiplus, mourant seul, jcmonrraisans mcplaindru.

En jctanl son rpéc aux pieds du roi.

Pour venir jusqu'à loi, comme toi j'ai di) feimlrc; ic l'ai dû : je l'ai fait. Quel que fût mon dessein,

J'en rendrai compte à Dieu qui l'.i mis dan.s mon sein.

LOUIS XI. — ACTE 111

Jette encore une proie aux bourreaux de mon père ! j Il te manque un plaisir ; je n’ai ni fils , ni frère.

Je n'ai pas un ami que tu puisses forcer A recevoir vivant mon sang qu’ils vont verser.

LOClStdiUaDt •IfDcâ TrUUQ U'emmener Hcmours.

Aujourd’hui , grand prévôt, son procès , sa sentence ; Demain le reste.

liemouri tort entouré de gardci cl «utvl dec lourguIsnoiiA.

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