SCENE X
IAH IS,NEM(H IIS.FUANOOIS DE PAUEE, OM VIEU, TIUSTAN, le cvruixxl i.’ALBY. I».\M-
l .M.VHTI.N, l'RÊTRES, CHEV ALIERS FRANÇAIS Et BOUR- CtUCNONS.
MARIE
Pourtant, si ce vieillard, par nos dons a.ssisté,
Avait en nous |>arlant prédit la vérité;
Si vous deviez un jour, dans votre ancien domaine. Voir vos nombreux vassaux bénir leur cluUelaine , Baiser son voile blanc , sc partager entre t'ux l.c bouquet nuptial tombé de ses cliovcux;
Si tous deux à genoux, iù, dans celle chapelle. Nous devions être unis par la Vierge immortelle î
NLMULRS.
O mon unique amie, 6 vous que je revois.
Que peut-être j'cntcods jiour la dernière lois,
Nous unis!... Sous ces nefs puisse ma üancéc Ne pas suivre en pleurant ma dépouille glacve ! tnc voix, dont mon eaur recumiait les accents, M'annonce mon destin : c'est la mort , je le sens. Oui, je inuuiTui : je dois rejtoscr avant i'àgc Dans le funèbre endos voisin de ce village.
Que dites-vous?
NEMOCRS.
Heureux si, debout sur le seuil , i'ii prêlnr ii'y vient pas arrêter mon cercueil ;
El, coiiimu à l'assassin buimi de cette enceinte. Ne m’y refuse pas et la terre cl l’eau sainte!
NEMdl HS, ftiir le tlcvanl delà sci'-ne.
Coiiiine 011 croit aisément au Imniieiir i|u’mi dé4>iic;
^ Mais que son cœur s'abuse!
' LOUIS, qui lient A U Hiaiii le papier que Xciiiour« lui a rcmii-
I Ici, la haine expire :
En roi devient dément, mon pitre, à vos genoux ;
El sous la croix du Dieu qui s'immola pour nous,
' Quel pardon |ieiiU:ontcr après son sarritice : l..e comte de Kétbel m'a demandé justice? nicni(ue de son message il se soit acquitté Moins en sujet soumis qu'en vassal révolté ,
Je préfère mon peuple au .«oiii de ma vengeance.
{ J'approuve, j'ai signé ce traité d'alliance ,
! El je vous le remets pour qu'il soit plus sacré ■ Au sortir de vus mains où nous l'aurons juré.
FRAVÇ0I9 DE PAl'I.B,sur le« «Irgrt't (Ir la cliaprilc fiilrc deux prC'lrea doiil l'un tient une chiwe d'argent , l’autre une cruix .
I O mon fils, je suis simple et j'ai peu de lumières ; i Je vis loin des palais; mais souvent les diaumièa's .M'apprennent par leur deuil que le plus beau succès Uapporte moins aux réis qu’il ne coûte aux sujets.
^ Dieu l'inspire celui qui, dépouillé de haine, Uapprodie les enfants de la famille humaine.
Ne veut voir qu'un lien dans son pouvoiç «(fretL\,
El dans nminanilê qu'un peuple à rcu4rc heureux. '
LOUIS XL - ACTE 111
Rois, c’est votre devoir, et prêtres, nous le sommes Non pas pour diviser, mais pour unir les hommes.
Par le double serment que mes mains vont bénir.
De la bouclie et du cœur venez donc vous unir.
Des pactes d’ici-bas les arbitres suprêmes 1
En irabissantlcur foi se Irabisseiit eux-mêmes.
Et dans le lix-re ouvert au jour du jugement Ils liront leur parjure écrit sous leur serment. nzuocRs.
Le ciel qui voit mon cœur comprendra mon langage : ! Je parle au nom d'un autre, et c'est lui qui s'engage, ' Se tient pour satisfait dans son honneur blessé , j El devant l'I^ternel j ure oubli du passé.
lOCIS.
Le comte de Rélbel pouvait sans se commettre Prononcer le serment qu'il se borne  transmettre ;
Je le reçois pourtant, et j'engage ma foi A Charles de Bourgogne, ici présent pour moi.
C'est de lui que j'entends oublier toute injure,
El devant l'Élernel c'est à lui que je jure...
Un de ses lieutenants a trahi sa querelle. Il a causé sa perte.
LOUIS
Ah ! le liche !
nuocas.
Faux bruit.
Qu'un triomphe éclatant aura bienlét détruit! Le duc Charle...
LE Dxrpuiv.
Il est mort.
LOUIS
La preuve?
LE DAl'PUn .lui remetUut de« ilépèchca.
La voici.
Lisez , sire :
moi as.
Vaincu, mon! non : quoi qu"on puisse écrire. Moi , comle de Réthel , au péril de mes jours,
Je maintiens que c'est faux!
Loris.
Cest vrai, duc de Nemours.
t.X DAl'PilI5.