I.OUIS, COITIElt
LOMS.
Ne crois |»as éviter le sort que lu mcriles :
Tu l'auras; mes tourmciUs, c'est toi qui (es irrites.
A braver ma fureur leur excès l'enhardit ; |
Mais je l’écraserai.
roiTir.R. froUlcmcnt.
Vous l'avez déjà dit.
Sire; failes-le donc. 1
i-ons. :
Certes, je vais le faire.
Ton faux savoir n'est bon qu'a Ironqier le vulgaire, j Ton arlîj'en ri.s; tcssninslqiie me font-ils, tes soins? ‘ Uicii : je m'en passerai, je n’en vivrai pas moins. 1 Je veux : ma volonté suffit pour que je vive ;
Je le sens, j’en suis sûr.
Kssayez-en.
Alors quoi qu'il arrive.
Oui, traître, oui, le saint que j’attends Peut rt'parer d'un mot les ravages du temps.
Il va ressusciter celle force abattue ;
Son souffle emportera la douleur qui me tue.
CaiTIER.
Qu'il se liàie.
tons.
Pour loi, privé île jour cl d’air.
Captif, le cor|)s plié sous un réseau de fer,
Tu verras, à travers les barreaux de ta cage ,
Ma jeunesse nouvelle insulter à la rage.
Tu le verras.
coima Sans doute.
tOl'19, aivec CmoUon.
F.1IIX nnii,
M'.is-lii Irouïé pour loi géiiùrcm à demi?
Va, lu n'cs>|u'un iiigr.'it!
Que je seiuTai Nemours.
Ce fut pour ne pas l'èlre
L’ass.assiu de loii matlre; l.ui, qui voulait sa perle!
F.n clievalier : son bras
Combat, quand il se venge, et n’assassine pas.
Je devais tout au pire, et inc tiendrais infime .
Si scs bienfaits passés ne vivaient dans mon inie. tous.
Mais les miens sont présents, et tu trahis les miens ; Tn le trompes, ce roi qui t’a comblé de biens.
I De quel prix n’ai-jc pas récompensé tes peines ?
De l'or, je t’eu accable et tes mains en sont pleines.
Je donne sans compter, comme un autre promet : Nemours, pour être aimé, fit-il plus?
I COITIER.
Il m’aimait.
Vous, quels sont-ils vos droits à ma reconnaissance ? j Dieu merci ! nous traitons de puissance i puissance ;
' L’un pour l’autre une fois n’ayons point de secret :
I Vous donnez par terreur, je prends par intérêt.
' En consumant ma vie à prolunger la vAlre ,
J’en cède une moitié , pour mieux jouir de l’autre.
Je vends et vous payez; ce n’c.st plus qu’un contrat : Où le cœur n’est pour rien, personne n’est ingrat.
Les rois avec de l’or pensent que tout s’aebète ;
Mais un don qu'on vous doit, un bienfait qu’on vousjcttc. Laissent votre ùmc à l’aise avec le bienfaiteur, ün paie un courtisan, on paie un serviteur; lui ami, sire, on l’aime; et ii’eùt-il pour salaire Qu’un regard attendri quand il a pu vous plaire.
Qu’un mut sorti du cœur quand il vous tend les bras. Il aime, il est à vous, mais il ne sc vend p.as :
Comme on sc donne .à lui, sans partage il se donne , FU, parjure à l’honneur lorsqu'il vous abandonne.
S’il vous regarde en face après avoir failli ,
On a droit de lui dire : Ingrat, tu m’as trahi !
l-filis.d'unpvotx cJiremnle.
Eh bien ! mon bon Coitier, je l'aiincrai , je t'atinc.
COITIER.
Pour vous.