‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 452 sur 669 · C.oilier, je vous cx|)Osc · texte numérisé non relu

C.oilier, je vous cx|)Osc

Mais vous.

COITIEB.

Il SOulîlT.

SEBorRS.

Sa colère...

LOUIS XL - ACTE IV

COITIU.

II souITre ; no crains rien. Que ce flambeau t'cclairc ; Prends celle arme ; descends : un |>assagc vodlé.

Une parle , et le ciel, les cliamps, la liberlù !

La libcrtd, mon fils!

NEMOURS, qui â talil le poignard.

Oui, celle arme... j'cs[)iire...

J’acceplc.

CUITIRR, lui tcndanl le» hras.

Encor, Nemours, encor !... ion digne |>ère M'ii donc laissé des pleurs!.. Je crains le roi, va, fuis Je cours CD Tabordaul l'arréler si je puis.

SCÈi\E II.

I SCÈNE III

, LOUIS, COITllCR, œMMINE, MAHIE, TIIISTAN,

£COSS.llS, SUITE DU ROI.

' COITIER.

i Pourquoi rcnlrcr, sire? Il Talluil me croire :

L'air vous eûl soulage.

j LOUIS.

I Trisle nuil, qu'elle est noire!

Qu'elle csl froide ! je iremble.

Baa à Collier, en lui motilranl &a ebarebre.

Il ésl là, ce Nemours?

CÜITIEB.

Vous souflrezdunc?

NEMOURS, qui revienl sur le (fcuaiK de la scène, après avoir fermé la porte de l'appartement de ' Coiticr. I

LOUIS

Parloul.

COITlEa.

Depuis loiigleiups?

Non pas la libcrlc, Coilicr, mais la vcngcain e !

Elevant le poignard.

La voilà, je la liens ; il csl en ma puissance.

Aucun aulre que toi ne m'a vu dans ce lieu ;

Tu m'en crois déjà loio ; mais j'y reste avec Dieu , L'incEorable Dieu, qui veut que je demeure Pour qu'il tombe à mes picds,qu'il s'y roule, qu'il meure. '

raiunl un pas vert le lU.

Là mon père; oui, c'est là! mes denx frères et loi. Vous ouvrez ces rideaux pour les fermer sur moi : Eaites qu'à scs regards voire vengeur échappe,

Je serai patient, pourvu que je le frappe. '

Qu'il soit seul, et mon bras, là, dans son lit royal, 1 Va consommer d'un coup ce meurtre lilial.

Il va écouter â la porte.

Aucun bruit! mon cœur bat... C'est mic horrible joie , Que celle d'un Imurrcau qui va saisir sa proie! Horrible!.... C'est la mienne ; elle oppresse mon .sein. Que de courage il faut pour être un assassin !

Il tombe dant un fauteuil et te relevant tout â coup.

LOltS.

Toujours,

Je irul plus de repos ; l'uir nie glace ou me |>ése. Quelleangoisse!.. elloujourstel rien, rien ne l'apiso?

Bat.

Mais Nemours, qu*a-l>il dii?

COITIER, le condulaanl vert la cbeminêo.

Tenez, rauimcz^vuus.

l.oi:iS, avec joie.

Du feu !

■ ARIB, qui le rail atteoir.

Placez-vous là.

LOUIS, te cbauffaul.

Le soleil est moins doux.

Ab! le feu, c'esi la vie!

MARIS

On doit au nionaslère

Veiller, prier pour vous, cl par un jeûne auslére Oblciiir que ce mal ne vous tourmcnic plus,

El que ce vciil du nord tombe avant l'Angclus.

Mais ne lefiiuil pas! Supplices pour supplices!

De tes douleurs, mon père, il a fuit ses délices ;

Ton sang, j'en suis couvert ; il coule; c'est ton sang Qui tombe sur mon front et s'y glace en passant. Allons! mourant qu'il csl, il faut que je l'acbèvc :

Ce sommeil qui le fuit, il va l'avoir sans rêve,

Sans terreur, sans rcmoiils, mais sous le coup mortel, El pour ne s'éveiller que devant l’Élerncl.

On vient.

LOUIS, la regardant.

Tu réjouis mes yeux : que celle fleur de l'àgc, Que la jeunesse est belle!... Allons, souris.

COIRIXE, IM., 1 U Olle.

Souris, ma fille!

MARIE, en pleurant.

Hélas! je le voudrais, ions.

Courage!

Il t'élance deiTWirc le* rideatu-

Des pleurs î

LOUIS XI. - ACTE IV

Tu m'.'Utristes; v.i-l’en, ou calme les douleurs; Je puis tout n^parer.

XABIt.

Se pcul-il?

j Sauvé 1

COITIIB.

HABIB

Je l'ai sauvé.

ion».

Oui, ma Tilli'.

Si Nemours...

COmiR, au roi.

Regardez comme ce feu pétillé!

Lons.

Jusqu'au tond de mes os je le sens pénétrer.

Mes pauvres doigts roidis ont peine à reiidurcr ;

^uc je Taime! il me brdlc, et pourtant je frissonne.

COITl».

Suivez donc une fois les conseils qu*on vous donne :

S'avançant vert le lit.

Venez vous reposer.

Lons.

Non , Collier, je veux voir U saint qui doit ici m'cntrcienir ce soir;

A Triitao.

Nemours, surlouiNemours.Va le cliercbcr, qu’il vienne. TBimv.

Il n'est plus sous ma garde.

LOC18, A ColUcr.

11 était sous la tienne.

TRI8TAH

A mon grand désespoir : son arrêt prononcé ,

Je tenais à finir ce que j’ai commencé.

MARII, â•Oll pèrr.

I>icu!

• i ons, à Collier.

Toi!

COITIBB.

la; captif est hors de votre atteinte.

Imrsqiie scs chevaliers ont quitté cette enceinte,

Il était dans leurs rangs, et je l’ai vu pa.sscr lyC pont que devant eux votre ordre a fait baisser.

LOl'IS.

Misérable ! et tu peux affronter ma vengeance !

A TrUUn.

Mais il a donc aussi trompé ta vigilance?

Vous me trahissez tous. Quel chemin a-t-il pris?

Où le chercher? Va, cours ; je mets sa télé à pris ; («urs, Tristan !

TBISTAB.

Dans la nuit, sans indices !

LOCIS

Qu'importe?

Il faut qu'on me ramène ou qu’on me le rapporte.

HABIB

Non, par pitié pour moi, qui livrai son secret,

Pour moi, qui l'ai perdu ! non : Dieu vous punirait. Pardon; Dieu vous entend : qu'à votre heure dernièn: Il accueille vos vœux comme vous ma prière ; Pardon!...

LOtls, à Commioe.

KmmcneZ'la.

COlirvR, ban.

TaÎB-loi !

COMMine, entraînant Varie.

Viens, ma fille!

LOCIS, A collier.

Dans ce lieu lu devais le conduire.

COITIKR.

El je ne l'ai pas fait, n’ayant pu le séduire.

Lori.a.

Je faurais pu, moi.

COITIIR.

i.ons.

Non?

COtTICR.

Il vous eût bravé,

Vous l'auriez mis à mort...

tons.

Kb bien?

LOUIS, en montrant Collier-

Ce traître, dès demain...

Pour lui ,

I COITIXR.

I Krappoz dès aujourd'hui ;

Mais de vos maux, après, cherchez qui vous délivre : Je ne vous donne pas une semaine à vivre.

I Lons.

! Eh bien !... je mourrai donc ; maisj'cnlcnds, maisje voue,

I AManlte.

; Je... .Soriez.

A Coltler.

Reste ici.

* I il ae icllc (tir un alégc.

I Je suis bien malheureux !

i Tout le monde aurl cicepté CoUlcr.

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