‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 457 sur 669 · PEASCOIS DE PAC LE · texte numérisé non relu

PEASCOIS DE PAC LE

Qu'avez-vous fait?

ions.

L’efTroi qu'il conçut du dauphin Fit mourir le feu roi de languenr et de faim.

PSASÇOIS DE PACLE.

Un fils a de son père abrégé la vieillesse?

ions.

Le dauphin, c'était moi.

rSASÇOIS DE PACIE.

ions.

Mais tant de faiblesse

Perdait tout, livrait tout aux mains d'un favori :

La France périssait, si le roi n'edt péri.

Les intérêts d'Étal sont des raisons si hantes...

PEAHÇ0IS DE PACLE.

I Eh bien?

I ions.

Qui fut... empoisonné.

PEASÇOIS DE PACLE.

Le fut-il par votre ordre?

ions.

Ils l'ont tous soupçonné.

PEASÇOIS DE PACLE.

Dieu!

ions.

Si ceux qui l'ont dit tombaient en ma puissanee!...

PEASÇOIS DE PACLE.

Est-ce vrai ?

ions

Du cercueil son spectre qui s'élance Peut seul m'en accuser avec impunité.

rEASÇOlSDE PACLE.

C’est donc vrai ?

ions.

Mais le traître , il l’avait mérité.

PEASÇOIS DE PACLE. M levant.

El contre ses remords ton cœur cbcrclie un refuge! Tremble! j'étais ton frère et je deviens ton juge. Écrasé sous la faute au pied du tribunal ,

' Baisse donc maintenant, courbe ton front royal.

I Rentre dans le néant, majesté périssable !

Je ne vois plus le roi, j'écoute le coupable ;

I Fratricide, â genoux!

I LUVI8, tombant A genoux .

I Je frémis !

I PEASÇOIS DE PACLE.

Repens-toi.

I LOtlIS, *e traînant Juaqu'i lui cl •'alUchant i ae« babil*.

I C'est ma faute, ma faute, ayez pitié de moi!

; En frappant ma poitriue, à genoux je déplore.

Sans y clicrchcr d’excuse , un autre crime encore.

I PEASÇOIS DE PACLE, qui rclombe aulv.

! Ce n'est pas tout?

LOCIS

Nemours!... Il avait conspiré :

Mais sa mort... Son forfait du moins est avéré ;

Nais sous son échafaud scs enfants dont les larmes... Trois fois contre son maître il avait pris les armes.

I Sa vie , en s'échappant, a rejailli sur eux.

I C'était juste.

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