SCÈNE VIII
LOLIS, COMMINE.
Pourquoi |>arlez-vous bas ?
OLIVIER
Nous causions entre nous
l)e votre santé, sire.
LOI (S
Oui , félicitez-vous.
Coilier devrait ici partager votre joie.
Que fail-il? je ralleiiils. Il faut que je le voie :
•Allez le prévenir.
LOIIS, apré« avoir fait quclquoi pat, a';i'i«led sur lelïl cl prt-nü unpapkTsurla table.
Ils parailroiil vulgaires,
(àcs conseils que j’ajoute à mon Rosier des («uerres ; Ils sont sages {Kiurlunt.
CONRIVE.
Vous les avez écrits,
LOIIS, lui paasaiit lo papier.
Irisez
LOUIS XI. — ACTE V
« Quand les rois ii'oiil point égard à la loi , .
> ils ôtent au peuple ce qu’ils doivent lui laisser, clne » lui donnent pas ce qu'il doit avoir. Ce faisant, iis
> rcmieiil leur peuple esclave, et perdent le nom de j
> roi : car nul ne doit être appelé roi , hors celui qui » règnosurdes hommes librcs(i)... »
LOI ts.
Force à la loi ! Si j’en ai fuit mépris ,
C'est que pour renverser on ne peut rien par elh».
La royauté sans moi fût restée en tutelle.
La voilà grande dame, et la iiaehc à la main ;
Bien osé qui voudra lui l>arrcr le chemin!
Son écueil à venir, c'est son pouvoir suprême :
Tout pouvoir excessif meurt par son excès luêiiic.
La loi! monsieur, la lui!
coxsns.
Ce précepte important,
Votre fils le suivra.
tons.
Ne nous pressons pas tant :
Qu'il le lise, et <prun jour il soit sa politique.
La mienne est de réguer sans le mettre en pratique ,
Kt tout seul, et longtemps.
COKXÜ^E.
Une haute raison
Peul remplacer la loi.