I.ULI9, (icarUnt le nianloaii dont U cal couvert
Celle pompe , à quoi bon?
D’on vient que pour inc nuire on a pris Uni de peine ? Qui les en a priés? Ma couronne me gêne:
Poscz-la près de moi , plus près, plus près encor !
Sous mes yeux , sous ma main.
coaxMB.
Je crois qu'à cc trésor
Nul iroserail loucher.
LUliS, nvoiilranL U couroiioc.
Non : mort à qui la touche !
Ils le savent.
SCLNE IX.
LOl'19.
C’est Collier; d'où vicns-lu?
COITIEK.
Doit je viens? Sur mon àine, il faut de la vertu Pour répondre avec calme à celle raillerie.
D'où je viens!
LOl'19.
Parle donc.
COITIEB.
Mais celle main meurtrie
Parles durs traitements qu’aujourd'hui j’aî soufferts , Celle main porte encor remprciiUc de mes fers :
Elle parle pour moi.
Lotis.
Je ne puis le comprendre.
COITIEX.
D'où je viens? du cachot.
tons.
Toi!
COITIEB.
Faul^il vous l'appi endre ?
Lons.
Qui donna l'ordre?
COITIEB.
Vous.
tons.
J'alîirinc...
COITIEB.
Devant moi ;
C’est vous, vrai Dieu! vous-même.
tons.
En quel lieu? quand? pourquoi?
COITIEB.
Me croire de moitié dans un projet seiiihlahie !
De cctlc iralüson si j'eusse été capable.
Qui me gênait? quel bras se fût mis entre nous?
Qui m'aurait empêche d'en finir avec vous?
Je le pouvais sans arme cl sans laisser d’indice.
Mais moi, sous vos rideaux introduire un complice!... LOUIS, eu <e levant.
Attends!...
COITIEn.
Moi! l'v cacher!
LOUIS, COMMUNE, CUITIEK, TUISTAN.
CaUTlEB, on entrant , âTrUtaii.
J/ti roi l'apprendra de ma bouche ;
Je le lui dirai, moi.
(1) ItQvicr tic» Gucnc».
l.oiis.
Attends !... Quel rêve anreux !
La nuit, sous mes rideaux, un homme...
COITIEB.
Un inallieumjx...
(a)iiier !
COXXt>E, i voix ba«.t .
LOUIS XI. - ACTE V
COITIEH. coixnc, a'«|)|irocb.iiu t)e TrUun et i vütx baue.
Qui n'a commis que la moilié du crime ; Ti istaii !...
Qui, le |K)igDard levé, fil grâce à la victime. tbistaji, àcomminc.
l ocïs. * S’il y va de la vie!...
Un poignard, un poignard ! Nemours ! poiut de pitié !
Nemours!
coxaivE,i coiuer.
Qu'avez-vous fuit? 11 l'avait oublié.
COITIEB.
Qu'enicnds-jc?
Loris.
Ail ! c'est agir en ami vérilnblc Que de me rappeler le crime et le coupable.
A TrUtAn.
Est-il mort?
TRISTA!»
J'attendais...
SCÈXE X.
LOUIS, commi.m;, COITIEIÎ.
LOLLS . A Collier.
Oli! non, c'est impossible :
Tu voulais m'eflrayer; l'instant, l'instant terrible, 11 est loin, conviens-en.
COITIER.
J'ai dit la vérité.
LOII8.
LOUIS
Quoil traître, il n'csl pas mort I
TBISTAS.
Sire, c'est le dauphin qui, louché de son sort.
M'a prié dcsus|Kîiidre...
LOCIS
Un ordre qui me venge !
Un ordre de son roi !... Votre excuse est étrange.
Que s'esi-il donc passé ? L'ai-jc bien entendu ?
Sous ma tombe à Cléry me croit-on descendu?
Mon fils!... pour son luallicur faut-il que je le craigne ? S'il a régné trop lût, il est douleu.\ qu'il règne.
CUlTIER.
Eh! sire, laissez là le soin de vous venger :
(Test à Dieu maintenant, à Dieu qu’il faut songer :
Car votre heure est venue.
LOl'19, reloatbaiil tur le lit
Hein! que dis-tu?
comiii.
J'atteste
Que ce jour où je parle est le seul qui vous reste : C'est le dernier (>our vous.
Kl |[K)ur mon prisonnier, Quoi qu'il m'arrive à moi , c'est aussi le dernier.
Mais lu n'as pas dit vrai.
COITIER.
Par le ciel qui in’éelaiiv!
J'ai dit vrai; pesez bien ce que vous devez faire :
Vous allez en répondre.
Au grao'l prévit.
Il ii'iinportc! Va-i*en :
Qu'il meure, ou tu mourras. Me comprends-tu?
Je ne suis pas encore à toute extrémité.
Dieu! quel mal tu m'as fait!. ..mon sang glncés'arréle: 11 laisse un vide aflrcux dans mon cœur, dans ma léic... Qu'on cherche le dauphin.
COXXIXE.
' J'y cours.