‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 490 sur 669 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Lis piiÉcÉuENTs, (iLOCESTER.

I.ct femme» de l.*i reine vont •'aui'Olr pr^• de* mÿUert A (aplucrle. Le duc «TYurk e«t devant l.ticl qui üdvliie un éctieveau de aole *ur tetbra*.

ÉLIS ABETH, â Gloretlcr.

Vous avez de mon fils reçu quelque message.

Milord, il vous écrit? Pour moi, j’en fais l’aveu.

Ainsi que lord Hivers, il me néglige un peu; Melaisserdeux longsjourssansleilrcs, sans nouvelles, Cest comprendre bien mal mes craintes ii^aieriielles.

GI.OCESTER.

Oui, voilà les enfants : {>oiir nous ils ne font rien,

Kl les ingrats sont sllrs qu’on les nxevra bien.

LE DlC D'YORK, d'un air boudeur, à Luci qui lui fait algnc de ae taire.

Les ingrats!

ELISABETIi.AGIocetlcr.

Votre grâce en dit plus que mot-inémc.

Kidn’est-ccpaspoureux, pour eux seuls qu’on lesaiine? Pauvre ange! qu'il m'oublie et qu'il ne soull'rc pas,

Il n'aura point de tort.

GLOCESTES.

Il vient, et .sur scs pas

! LLCI, le iulvant.

Milord, soyez donc sage!

Ces fils de soie et d'or vont tomber de vos bras :

Bien : les voilà inélés.

LE DUC D'YORK

Tu les démêleras.

I LLCI, montrant l'êclieveau qu'elle a ramaaae.

' Des nœuds?

LE DlC D'YORK.

Kn les coupant.

GLOCESTER, A la reine cii «ourlant.

I C'est un autre .\lexaodrc.

ELISABETH

Quand un ne le voit pas on est sûr tic l’cntcndrc.

I üLOCESTER,andued‘Vork.

.V la bonne lienrc au moins, beau neveu ! les rubis. L’or cl les diamaiils brillent sur vos habits.

LE DlC D'YORK.

Je vous fais grâce encor du grand manteau d'bcrmino ; Au sacre je l'aurai.

GI.OC ESTER

C'est vrai : pins j’examine,

Kt plus je reconnais le vclemenl pompeux Qui doit à Westminster parer mes chers neveux.

LE PIC D'YORK

Kst-cc demain?

LES ENFANTS D’ÉDOl’AIlI). — ACTE I.

GlOCtSTER.

l e DCt I>‘YORK.

>on , fixez la joumeo .

Dientôt, c est quand on veut, c'est un mois, une année.

ül0r.E51ES.

L'n siècle.

LE ncr, D TORK.

En attendant^ milord, on peut mourir.

tLlsABtTH, TiTcmem.

Le ciel nous en préserve!

GLOCESTEB, au dttc d’Vdrk.

Attendre, c’est soultrir,

.Vest-ce pas?

LE orc D'YORK.

Eh bien, quand?

GLor ESTER.

De scs vœux icnfunl presse Ce temps, dont l'âge mûr accuse la vitesse.

LE Dt'C D'YORK.

Enfin , quand donc?

GLOC ESTER

Bicntél.

tLIS.^RETH.

Milord, asseyons-nous.

LE DEC n'VORK.

Ma mère à son travail, et moi sur vos genoux. Elisabetb.

Vous abusez, Richard!

GLOCBSTER. au duc d'York qui veut dCKcndrt-.

Restez!

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