LES ENFANTS D’ÉDOUARD. — ACTE I
tLISABITH.
Eh bien ! il va les prouiger.
LE Dec aTOBK.
Ala mère, il vous trahit.
tUSABETH.
Lui!
BeCEIBGBAB, rivement.
Ce doute l’oUense!
Croyei qu'il s'armera pour prendre leur défense ;
Il le doit.
Elisabetb.
Le veut-il!
BCCKIABBAB.
Reine... e’est son devoir.
Mais fuyeE, hilez-vous, et je cours le revoir.
Gagnez de Westminster l'asile inviolable :
Jamais aucun parti, dans sa haine implacable,
Jamais, dans son orgueil, aucun pouvoir humain Jusqu'au fond de ses murs n'osa porter la main. Elisabetb.
Ils sont accoutumes i voir couler mes larmes :
AO duc «rvork.
Loin de mon noble époux qu'avaient trahi ses armes, Ton frère , à la lueur de leurs pèles flambeaux, Poussa ses premiers cris au milieu des tombeaux. Que les mènes des rois, témoins de sa naissance , Après l'avoir sauvé, recueillent ton enfance!
Courons ; pour te frapper sur mon sein maternel. On n'insultera pas nos prêtres, rÉtcmcl,
Les ombres des héros que pleure rAngletcrrc,
La majesté des cieux et celle de la terre.
Viens...
Se retoununt tout â coup vert luckiogluiii, et tondent en larme*.
Mais mon Édouard, je rahaiidoniie, lui !
Qui le protégera?
I SrCKISGBAB.
Comptez sur mon appui.
Que tout reste secret ; gardez qu'une imprudence N’informe Gloccslcr de celle confidence.
Si contre vos enfants il n'a rien médité ( Et de son dévouement vous seule avez doiilé ).
En courant vous chercher, je reviens vous l'apprendre; Mais s'il vous a trahi, reine, il faut nous défendre, Unir nos partisans, eide sa trahison,
Les armes à la main, lui demanilcr raison.
I LE DCC D’VUSk.
! Appelez-moi, milord; faut-il marcher? je l'ose ;
Mon sang pour Édouard, et Dieu pour notre cause!
ELISABETH
Toi combattre! qui, toi, que dans mes bras je tiens! Si jeune, loi, mourir! non, viens, cher enfant, viens.. . Elle fait un p«« pour sortir, s’am'tc, et H'ailre«unt A Buckingham avec «ie»e»polr.
Plaigncz-moi : j*ai deux fils, deux fils que j'idolâlrc;
Je suis mère pour Tun et pour l’autre marâtre.
I Je sauve et livre un d eux ; ils ont les memes droits.
I ilesier! partir ! le puis-je? cl comment faire un choix?
I S'élançant ver* Elchanl qu’elle entoure de »e* bra*.
I Ah! que dis-je? il est là : je le vois ; il l’emporte.
Je vous réponds de lui ; s’il meurt» je serai morte. Pour le fouler aux pieds, ils marcheront sur moi ; i Mais le roi! devant Dieu, répondez-'vous du roi?
I BUCKIXtlUAH.
Sur riiüiineiir.
Elisabeth.
Devant Dieu !
BrCklVGUAll.
Je le jure à sa mère.
Elisabeth.
Vous défendrez mon fils!
l.B DbC b’VURK. «c iclanl an cou de BncklngbaQi
Vous me rendrez mon frère.