LES ENFANTS D'ÉDOÜAHD. — ACTE II
^)u une garde d'honneur entoure ma personne »
Sans in'en donner avis il a quitte la cour,
El près de vous, dit-on, in'a devancé d’un jour.
GLüCE^TEB.
J'ai moi-méme à la reine explique son absence.
COOt ARO.
Manière!... Ah! pardonnez à mon impatience;
Et Richard! Où sont-ils?
G1.0CESTER.
Que mon noble neveu l)‘un tort dont je gémis reçoive ici l’aveu : l'n parti s’agitait; j'en informe la reine;
Elle en prend quelque ombrage, et je la quille à peine. Qu’aux murs de l’abbaye elle va s’enfermer.
C’est ma faute : pour vous trop prompt à m’alarmer. Je n'ai pas ménagé sa terreur maternelle.
Et je suis , par tendresse, aussi coupable qu elle. Excusez-nous tous deux.
ÊDOLARD.
Ah ! courons la chercher.
GLOCESTER
Cest donner de l’cclnt à ce qu'il faut cacher.
De votre main royale un avis doit suflirc.
En mol qui la rassure, un seul!
EDOCARB, courxnl s'iueolr pr^t de la tahlc.
Je vais l’écrire.
GLOCESTER, a'approcUant de» prélaM.
Mes vénérables lords, à vos soins j’ai recours : Appuyez cet écrit de vos pieux discours ;
L’éloquence du cœur coule de votre bouche.
Je me joindrais à vous; mais sur ce qui vous touche, Dût mon respect profond paraître timoré,
U seuil de ÂVestmiiisicr jiour mes pas est sacré.
tUOlARO.
Ah! bonjour, Buckingliani!
BlCEIXGHAl.
La sauté de Sa Grâce
A souffert du voyage?
I A TyrrcI qui entre eti'incllnc devant lui.
I Je le mets à vos pieds. Enchante de vous voir,
Ron sir James.
BDOt ARP, à Glocectcr.
Voici la lettre pour ma mère.
GI UCLATER, aprè* ravoir priât*.
Dcnncllcz que j’honore un dévouement sincère,
I (dîlui dont Buckingham a fait preuve pour vou.s.
! Le comté d'IIcreford lui fut promis par nous;
(yonfirmez-en le don : cette faveur légère,
1 S’il la lient de vos mains lui deviendra plus chère.
ÊDOIARD.
Vous me rendez heureux. C'était me réserver ïa: plaisirlc plus doux qu’un roi puisse éprouver.
I BlCXnCRAM.A Edouard.
I Serrant laiiuhi de Gloccalcr.
Voire Grâce me comble. Alt! milord!...
KLOCEn'ER, i Bucklnshain.
Je suis juste.
Rcim-ttant la lettre aux ëvéquea.
En VOUS voyant chargés de ce message auguste ,
' Quel doute peut encore retenir notre sœur? Promettez, accordez; satisfaites son cœur:
Je vous laisse de tout les suprêmes arbitres.
A BiicklnKliam.
Alilcherduc, oucbcrcomie,onscpcrddansvosillrcs! ' De vous joindre aux prélats n’éies-vous point jaloux?
6LCki:«GBAH.
Je m'en ferais honneur.
GLOCESTER
I I.a reine croit en vous ,
i Parlez-lui, dissipez sa crainte imaginaire.
BUCKIVCHAM.
I J’y cours.
GLOCESTER
Veuillez après passer cliez le lord-maire.
En échangeant un regard aveu Tjrrvl.
I Je le croisa Whil-Hall.
i BICEIVGOAR.
i 11 m'y verra, milonf.
£Dul'ARD,qui «c remet à écrire .
Un peu.
B1CKIVGUAR.
Ce bruit vous lasse:
Mais CCI excellent peuple est toujours furieux,
El tuerait scs amis pour les accueillir mieux. Edolard.
GLOCESTER, en jeUoi un euiipd'cril à Tyrrcl.
Succès et bon retour au comte d’ilereford!
Buckingham wirt avec les évèquea, Tyrrcl le» tukl, la cour $e retire.