‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 528 sur 669 · TV RR EL · texte numérisé non relu

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Diglilon cl Forrcsl ; je vous jure Qu'en dépit du hasard la partie était sûre.

GLOCESTER

Jusqu'à moi ces noms-Ià ne sont point parvenus.

TTRREL.

Leur grand défaut pourtant n’est |>as d'être inconnus.

GLOCESTER

Ces gens sont sous la main?

TYRREL.

Kt des lors sous la vôtre.

Ils pourront avant peu me servir l’un et l'autre.

TYRREL.

Parlez , ils frapperont.

GLOCESTER

Toi présent.

TYRREL.

Mc voici.

Sous tues yeux.

TYRREL.

Quand, milord?

GLOCESTER

Ce soir.

Du donc?

GLOCESTER, indiquanl le lit du doigt

TYRREL avec horreur.

Quoi ! le régent voudrait..

GLOCESTER

C’est le roi d'Angleterre ,

Qui le parle cl qui veut.

TYRREL.

Lu roi !

Le sacre dès demain la mettra sur mon front. Biickingbam et les siens contre moi s'armeront:

Ils veulent m'arracher mes captifs par la force,

El, pour jeter au peuple une trompeuse amorce, Ré|>andcnl qu'Edouard m apparaîtra demain ,

Libre tlans Westminster et le sceptre à la maiii. Comme il suflil , Tyrrel , d’un roi dans un royaume. Je veux , s’il m’apparait, qu'il ne soit qu'un fantôme.

TYRREL.

Ah! celui-là, milord, troublera mon sommeil.

Si vous les aviez vus, liier, à leur réveil ,

Les yeux encor fermés, le plus jeune des frères Tenant encore entre eux ce livre de prières! l/curs bras nus sccbercliaicnirun versl’auirc étendus; Sur ce lit leurs cbeveux retombaient confondus ; Leui's iMHiches qui s’ouvraicnl comme pour se sourire. Semblaient avoir en songe un mot tendre à se dire.

Si vous les aviez vus, vous-uiénic épouvanté Devant tant d’abandon , de grâce et de beauté.

Vous auriez dit, milord : il faut trop de courage Pour détruire du ciel le plus charmant ouvrage!

GLOCESTER

Pourtant lu m'appartiens.

Oui , je me suis donné ;

Oui , vendu pour de l’or, vendu comme un damné.

Je l'ai reçu ccl or, et s’il fallait le rendre,

Il est déjà trop loin pour savoir où le prendre. Désignez donc un homme cl son sang vous est dû ,

Un homme et j’obéis, car je me suis vendu :

Mais deux enfants si beaux, deux faihle,s créatures . M'appelant, murmurant mou nom dans leurs tortures. I.cs étoullér!

GLOCESTER

Lo contenant.

Tyrrel !

T\a»Et.

l’ourqiioi? sous les verrous [lotis.

Qu’ils vivcnl iiour moi seul, cl qu’ils soient iiiorls (mur

LKS ENFANTS D’ÉDOÜARD. - ACTE III.

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