PHILIPPE II, DON QUEXAI
POX QCEXADA.
Son Kxecllcncc inc pardonnera si j’ai lardé... Quoi! sire, c’est vous! (HcttaQtunf{rnouentcrre.)Votre Majc.sié a daigné...
l*arlez-moi debout. Laissez là les respects; le roi n’en vent pas, cl le comte de Sanla-Kiorc n’y a pas droit. Vous êtes venu à Madrid , et vous avez eu Ion.
DOX pIEXADt.
Mais. sire...
PHILIPPE n, avec impalicncc.
Encore!. ..je vous disque vous avez eu tort : je me souviens de tout. Venir nie rap|>cler une promesse, c'est supposer que j'ai pu l'ouhlior.
DO> QCE\At>.\.
Loin de moi celle pcn.s*‘;e ! je prie votre... VotrcKvccllcncc de trouver mon excuse dans la tendre aHci lion que je porte à mon élève.
!>ON JUAN D’Al TRirnî:. - ACTE I.
rHii.iPPK II.
AiiBsi jo panlonnr. Je conipie que vous avez ganlé * nionsocrel? \
DOX (^rEX\D\. I
Avec une fulélilé t»cni|mliMise.
niiiippK II
Que vous avez poncUiellcmcnl exécuté mes onlrcs?
DOV (^l'EWBV. I
A la IcUre; et le ciel ni'a fait la grjee de réussir par delà mes esperanees. Je puis sans vanité vous donner don Juan pour le inotUde de rédiication chré*tienne.
pfliLiprB II.
C’est beaucoup dire. j
DOS QCeXADX. i
A'oilS trouverez en lui un pieux jeune lioinine aussi dégagé des vanités du siècle que pi*u touclié de scs plaisirs. Il passe les jours et les nuits à méditer. Il consume la pension que vous lui faites en aumdiies comme son temps en prières; cniin, ce qui est pour moi un sujet continuel d'édiücation, il unit la ferveur d'un vieux cénobite à toute la timidité d'une jeune | lille. '
rniurpE ii
C’est donc 1c meilleur chrétien du royaume.
DOV oiZXADA, «'inclinant. j
Après le roi,
piiiiipPE II.
El l’évèque de Cuciiça, Je [Huise? .
DOS OCEX^DA, «'inclinant de nouveau. <
Après le roi cl le confesseur du roi. J’avouerai même que mon iuqiiièludc est d'avoir passé mes ^ instructions. Je crains que lc.s honneurs de l'Kglisc, qui ne peuvent lui manquer, n'effarouehent sa mo- ’ deslie, tant il a pris un goût vif pour robsciirilé du floltre. i
pBtLirpE II. ;
Il n’y a point de mal à cela; si ce que vous dites I est exactement vrai, comme je le croi.s, je vais reconnaître et embrasser mon frère. Mais je veux en juger par moi-mème. |
DtiX QrEXADA. I
Vous le pouvez tics à présent. Dans quelque moment qu’on le surprenne, on est sûr do le Irouvei occupé «le ses devoirs religieux.
PHIttPPE II, i
I) vaut donc mieux que moi; car vous iiic rappelez j
que je ne me suis pas acquitté îles miens. C’est un assez dur châtiment que de m’eu accii.ser devant vous ; , je le fais en tonte humilité : mais iroiivez-moi une
salle retirée de celte mai.sou où je puisse me recueillir devant Dieu, cl réparer ma faute.
OOV 0>'EXAI>«.
Permettez que je vous précède.
pniiipPE II.
Non, restez. Préparez votre élève à recevoir le comte de Saiila-Fiore, qui désormais a seul des droits sur lui. Pas un mol de plus! Quant a son goiU pour le cloître, dès aujourd'hui je veux le satisfaire : vous pouvez le lui dire.
DOV gCEX^DA.
Puisque vous refusez mes humides services. (Appc lani.) Domingo!.... (a cciut-ci qnientrc.) Conduisez Son Excellence au Ikxii de la petite galerie, dans l'oratoire de don Juan. (Au roi.) Vous vous trouverez au milieu des objets dosa vénération habituelle. (ii ic reconUtiUrn •'inclinant â pli)«ieur« rrprl«e<. )
Bien, bien, seigneur Qiiexada. C'est assez. (Avecinirntton.) C'csl trop.