BOX
Grand Dieu; don J^in, quelles intentions me sup- ' posez-vous?
BOX JCAX.
Kb! que faudrait-il donc faire? me soumettre : combattre sans cesse des passions que je u'etoufferais pas, m'cfîurcer de plier mon orgueil à une obéissance contre laquelle tout mon être sc révolte? [..c dernier degré de la honte ou de la misère, voilà ce que vous me proposez. Ob ! non , non , vos entrailles de père vont s'émouvoir, et vous n'aurez pas la dureté de me réduire a celte alternative horrible d'être le plus infâme ou le plus malheureux de tous les hommes.
BOX QCEXADA.
Je suis si stupéfait, que je n’ai pas une bonne raison à lui donner, moi qui voulais cn faire une des colonnes de la foi chrétienne !
BOX JCAX.
Eh pourquoi le vouliez-vous? quel motif, que je ne puis m'expliquer, vous poussait à sacrifier votre seul fils, le seul héritier de votre nom et de vos litres? Mc jugiez-vous indigne de les porter? Délroinpczvüus : il y a de l'avenir en moi ; il y a en moi de la gloire cl du bonheur pour vos vieux jours. Vous serez
DON JUAN D’AUTRICHE. - ACTE I
lier (le m’avoir iloiirK: la naissance; vous 8ontir(^7. i qilxada.
votre vieillesse rajeunir entre moi et une fcminc digne I l’as du tout, (a p*rt.) El le roi qui est là, qui peut
de mon amour et de votre tendresse I nous surprendre à toute minute !
DOX qi'BXABA.
Une femme!
DOX JCAX.
An milieu d’une famille nouvelle, de mes cnfinis, oui, de mes enfants qui vousclitWonl à leur tour.
nO?( QCKXADA.
Une femme! des enfants! bonté du ciel! où avezvous la télé?
JUA!«.
Je tombe à vos pieds, je m’y traînerai, s’il le faut; je les baise, ces mains dont j'ai reçu tant de caresses, et qui m’ont béni tant de fois...
DOÜ QCBXAD.A.
Il m’épouvante et m'attendrit tout ensemble.
MV Jl Aîf.
Ne les relirez pas de moi, laissez-moi les couvrir de mes larmes. Ah ! vous pleurez, mon père, vous pleurez... non, vous ne prononcerez pas mon arrêt de mort, vous ne pourrez pas vous résoudre à condamner votre fils unique.
IH>X Ql'lXAOA,«n plcuranl.
Mais, mon fils, mon cher fils!... je ne sois pas votre père,
OOV Jl'AN, qui te relèvR.
Vous n’étes pas mon père !
SOS QrEXADA.
Don Juan, vous êtes sorti d'une maison plus illustre que la mienne, et celui de qui vous tenez la vie...
DO:( Jl'AS.
Quel est-il? où puis-je le trouver? Parlez, ah! parlez donc.
D07« QUEXADA.
Hélas! il n’est plus de ce monde, (a pjrt.) Je puis le dire sans mensonge.
OOK il'Afl.
Je l’ai perdu!
non QVEXADA.
Mais il a transmis tous ses droits, son autorité tout entière au comte de Sania-Fiore, qui vient d’arriver chez moi, et que vous allez voir dans un moment. Lui seul peut vous découvrir le secret de votre naissance; c’est un seigneur bien puissant, bien respectable, et dont les ordres doivent être sacrés pour ; vous.
DOIVJVAV, parcourant la acdtiv A grand* (ut».
le suis maître de mes actions.
DOI 0l'EXAOA,qnl Icatlit.
Mais encore moins ! je croyais le calmer, cl le voilà parti comme un cheval échappé.
DON JOAV.
Désormais, je puis faire, je puis dire tout ce qu’il me plaira.
DOX QUEXADA.
Ne vous en avisez pas. Respectez le comte de Santa • Fiore, il y va de votre avenir, de votre fortune...
DOV Jl'AX.
Ma liberté avant tout !
DOX QUEXADA.
De votre vie.
DOX jrAX.
Avant tout ma lil>erté! Que je suis heureux! j (BnetnhrauanidonQiiexada.) Oh ! Dieu! je VOUS aime ciicorc davantage, depuis que je ne suis plus forcé de vous respecter.
DOX QUBXADA.
Il extravague. Je vous en conjure, mon enfant, contenez-vous; ne le heurtez pas quand il va venir; gagnons du temps, par pitié, gagnons du temps!... (Apercevant Philippe K.) Mon Dieu! c’est lui : le beau chef-d'Œuvre que j’ai fait là!