DOV JI AV
I Que pouvez-vous alléguer pour le prouver? \olre âge? nous sommes jeunes tous deux : votre supériorité dans les armes ? je la nie ; voire noblesse? vous êtes garant de la mienne; cl, qui que je sois, je crois que mon père valait bien le vôtre.
I pniiTPPE II.
C’est encore plus vrai que vous ne le croyez.
DOV JCAV.
, Quel serait donc votre motif pour refuser?
i Qui vous dit que je n’acccplc pas?
DOX QCEXAO V, qui >C jctlc Pillrr Cii\.
I Votre Excellence voudrait...
î>ON JUAN D*AUTRICHE. - ACTE II.
PHII.IPPE II.
Silence!
D0:« QIEXADA.
Quoi ! (Ion Juan » vous o.hcz. .
UO'l 3X\^.
I.aissez-nous. (Au roi.) Alors, (lnns(|iU'W|ues instants. ilerriri'C le couvent des Oüininicains! |
P0II1PPK II.
M.iis c'est un lieu consacré, seigneur don Jii.in.
DO?( JCAS.
Raison de )dus : un de nous deux scr.i tout porté pour Y dormir en terre sainte.
UOS QFEXAPA, » pArt.
Il est possédé d’un démon qui lui s(Miflle si's réponses.
DON JCAN,
Kn quitUnt dona Florinde, qui va me revoir, quoi que vous en disiez, je suis à vous!
PHILIPPE ti.
Encore un mol, don Juan, un seul que je vous en- . gage à méditer : car cette fois je parle sérteuseiiicni. | Je ne vous empêche pas d’entrer chez doua Florinde, j qui vous répétera tout c.e que vous venez d'apprendre; < mais, dans rintérét de votre vie, renoncez vnlonlai- | rement à celle entrevue ; je vous le eonseille. : car, si | vous passez le seuil de cette porte, il n’y a plus de |>ardon pour vous. |
DON JUAN, au roi. J
De la pitié!
PBILIprE II.
Jeune homme, vous en avez licsoiu : méritez-la. i
DON ji AN. I
Noble comte, je vais demander à dona Florinde si | voii.s méritez la mienne. I