‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 571 sur 669 · DON QUIXADA · texte numérisé non relu

DON QUIXADA

Je conviens que sous le rapport do la timidiui...

Que direz-vous donc pour sa justification et pour la vôtre?

DON QCBXADA.

Je dirai... je dirai... que je ne puis rien dire; que je suis au désespoir de ma vie ; que vous me voyez anéanti de surprise et de confusion.

El je ne le punirais pas !

DON QCEXADA.

Quoi ! Votre M.ijesté veut descendre à le châtier de sa main ?

f!ies*vous en démence?

DON QÜEXADA.

Sire, croyez que s’il avait su qu’il parlait à son roi...

S'il l'avait su , vivrait-il encore?

DON QCEXADA.

Votre frère !

Ce sujet rebelle, cet insolent bâtard, lui, mon frère! il ne l’est pas; il ne le sera jamais. Lni-mémc vient de refuser son pardon, et vous n'avez plus qu'un moyen d'obtenir le vôtre.

DON QVEXADA, à |iar(.

Que va-t-il m'ordonner?

Je n’ai que vous ici qui connafssiez ce secret, je ne puis, je ne veux employer que vous pour l’ensevelir dans un éternel oubli. (S'approebaot d'une ubic.) Vous allez vous saisir de don Juan.

DON QCEXADA

Je ne hasarderai qu'une seule observation ; c'est qu'il lui sera inlinimeni plus aisé de s'emparer do moi, qu'à moi de me saisir de lui.

Des gens qui ont mes ordres vont arriver, ou sont déjà ici pour vous porter secours.

DON QCEXADA, pendant que le roi Caulcd pour écrire.

Que veut-il écrire?

PinupPE II. écrivant.

i Mon révérend père, recevez dans votre pieuse » maison le jeune liuinmc qui vous sera présente par » don Qiicxada : que, soumis à toute la sévérité de la » règle, il y soit renfermé pour sa vie.

» Moi, le Roi. >

DON JUAN D*AUTIUCHK. — ACTE II

Do^ QriXAn«

Pour sa vir !

PBtLIPFI U.

Vous comluirez don Juan au monastère le plus voi> sin et de Tordre le plus sévère : celui dos frères, de la r^assion; vous remettrez au supérieur ces trois lignes de ma main, et vous viendrez me rendre eompte de ce que vous aurez fait.

poB orBXAtiJk.

Ah ! sire, grâce pour un malheureux !

FHIIIPrB 11.

Si vous n'oliéissez pas, ceux que je chaire de vous accompagner ont ordre de vous ramener devant moi ; et, que vous ayez |H>ur demeure un cercueil , ou les quatre murs d"un cachot, vous ne verrez pas le soleil.

nos Ql'KXADA.

J'obéirai.

PHILIPPE II, ouvranl la porte du f<mct.

Entrez, messieurs, et faites tout ce que le seigneur Quexada va vous CDinmandcr en uionnoiu. (\ Queuüa.) Promptitude et discrétion, ou vous iTèics plus de oc inonde! meutendez-vous?

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